Il faisait chaud au VIP Room hier soir, pour la soirée Paris Hilton.
En entrée de la soirée, l'excellent Charlie Winston.
Les 2 Many DJ's à l'oeuvre.
Joachim Garraud, déchaîné aux platines.
Petite retouche pour Paris.
Hier soir, sur le coup de minuit, la grande foule se pressait déjà à l'entrée du VIP Room. La star de la soirée n'était autre que Paris Hilton, qui semble avoir élu domicile dans l'antre de Jean Roch. Cette année comme les autres, on accède à la magnifique terrasse surplombant la mer par une dizaine d'escaliers. Une fois en haut, la vue est époustouflante.
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A droite, le clapotis des vagues; devant nous, un espace lounge protégé par quelques parasols, une patinoire sur laquelle se produit une danseuse. A gauche, le tapis sur lequel les stars posent à leur arrivée et le vestiaire et au sol, des milliers de paillettes scintillantes. L'endroit est splendide et on a également plutôt intérêt à l'être si on veut y accéder. Comme nous l'avait précédemment indiqué Jean Roch, pour faire la fête chez lui, il ne faut pas payer mais il faut "être beau". Si certains optent pour le smoking noeud pap' ou la robe meringue, d'autres se la jouent faussement cool (on sent le look réfléchi), casquette à l'envers et lunettes de soleil sur le crâne.
A notre arrivée, les 2 Many DJ's sont déjà à l'oeuvre aux platines. Charlie Winston vient tout juste de terminer un concert. Il zone, en combinaison à carreaux. Les serveuses sont à moitié nues, les serveurs portent, eux, une tenue fluo aveuglante. Difficile de les rater dans le noir. Pour faire monter la température rapidement et agiter les quelques personnes présentes, trois Miss Grand Prix de Monaco font les belles sur la piste tournante. Elles seront rejointes par les danseuses du VIP Room, en soutien-gorge et petite culotte noire, le corps recouvert de paillettes. Quelques déhanchés suffisent pour que le peuple s'active.
20 euros la coupe, 2 euros la gorgée
L'endroit se remplit vite, il est temps d'aller chercher à boire avant la cohue au bar. Pas de carte des boissons, ni de prix. Je déglutis d'avance. Je prends la seule boisson visible: du champagne. 20 euros la coupe, soit quasiment 2 euros la gorgée.
Vers 1h30, en haut des marches, les lumières des caméras et les micros des preneurs de son gesticulent dans tous les sens. On ne la voit pas encore, oppressée qu'elle est entre les photographes et ses fans, mais Paris est dans la place. Ca se bouscule, ça hurle, elle prend la pose de longues minutes devant le mur du VIP Room. La très frêle héritière a opté pour une robe noire près du corps et pailletée (décidément) et a relevé ses cheveux sur le sommet de son crâne. Un look qu'elle n'a pas choisi seule: avant de sortir, elle a demandé l'avis de ses fans sur Twitter.
Paris en représentation
La jeune femme n'est pas farouche, on le savait depuis longtemps. Elle s'est donc posée en hauteur, dans le carré VIP, juste à côté du DJ. Dans les mains, un feu de bengale, pour qu'on puisse bien la voir. Paris s'est ensuite vaguement trémoussé, le bras contre la rambarde, la main agrippée à son appareil photo. Elle n'a cessé de mitrailler la foule, qui a, quasi d'un même élan, arrêté de danser pour regarder la star.
Joachim Garraud, hyper souriant, avait pris la relève aux platines. Sa musique semblait plaire à l'héritière, en véritable représentation. Très entourée, celle-ci nous paraissait pourtant très seule. Elle n'avait en tout cas pas le même sens du rythme que les deux danseuses quasi nues qui se produisaient à ses côtés. A côté de nous, un nain déguisé en super héros prenait la pose avec les fêtards. Alors qu'on quittait la fête, notre dernier regard fut pour Jean Roch, maître des lieux, qui scrutait l'horizon, portable à la main, prêt à accueillir comme il se doit le prochain VIP à faire son apparition...
Déborah Laurent


