© belga.
Un festival de quatre jours, ce n'est pas rien. A fortiori quand on loge dans le camping. À Werchter comme ailleurs, la tendance est la même: plus les jours passent, plus le chaos s'installe.
© belga.
© belga.
© belga.
Le premier jour à Werchter se distingue des trois autres par quelques signes facilement reconnaissables.
L'environnement
Le premier jour à Werchter, on peut se coucher dans l'herbe sans se noyer dans la boue. On peut aussi aller se soulager aux toilettes sans avoir (trop) peur d'attraper le choléra. Au camping, les déchets sont encore plus ou moins stockés dans les sacs poubelles et les tendeurs des tentes sont encore bien plantés dans le sol.
Les festivaliers
Le premier jour à Werchter, les festivaliers sont frais. Ils sortent à peine de leur douche, leurs cheveux ne sont pas gras et leur haleine est tout-à-fait correcte. Leurs vêtements sentent encore la lessive et la semelle de leurs Converse est bien blanche. Le premier jour à Werchter, les festivaliers s'amusent de la pluie qui les glace, en se disant qu'ils finiront bien par sécher.
Le portefeuille
Le premier jour à Werchter, toutes les folies sont permises. Pas question de se refuser les trois paquets de frites à 2,75 euros pièce quotidiens, ni les x bières, et encore moins ce T-Shirt de son groupe fétiche. Tant pis pour le portefeuille: pour l'instant, il est bien rempli.
Mais au fur et à mesure que le festival et les jours avancent, toutes ces petites choses se dégradent. Les cheveux collent au visage du voisin dans la fosse, la plaine s'est transformée en champ de bataille et on n'a plus qu'un euro pour manger. N'ayons pas peur des mots: plus le festival passe, plus le chaos s'installe à Rock Werchter.
Mais heureusement, à l'heure où on écrit ces lignes, on n'en est pas encore là. Et si ce chaos qui arrive crescendo est désagréable au niveau du confort, il l'est encore plus car il annonce la fin imminente de ce bonheur estival qu'est le Rock Werchter Festival. (mlb)


