Soprano
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Le dernier jour de Dour affichait une programmation plus axée rap/hip hop et ska que les jours précédents. De quoi attirer un public un peu différent sur la plaine de la Machine à Feu et de quoi faire de belles découvertes.
Tokyo Ska Paradise Orchestra (archives)
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Aaron (archives)
Le hip hop musical d'Akro
Akro - prononcez Akaèro - est venu présenter son troisième album solo, Bleu électrique, ce dimanche à Dour. Le show de l'ex-membre de Starflam étant programmé à 14h50, le chapiteau de la Magic Tent n'était pas bondé. Il y avait du monde, mais pas trop, sans doute parce que la nuit précédente a été rude pour de nombreux festivaliers, qui se sont démenés entre pluie, boue et multiples DJ sets.
Sur scène, un saxophone, un synthétiseur, une guitare, une basse, une batterie, une choriste et Akro. D'entrée de jeu, le Belge annonce la couleur: "On est venus prouver à ceux qui en douteraient encore qu'en Belgique, on a le flow!", lance Akro au public avant de débiter un flot de paroles sur des rythmes hip hop. Grâce aux nombreux instruments présents sur scène, le show ne se limite pas à du pur hip hop. Ils offrent une véritable musicalité à l'ensemble, et permettent même aux plus réveillés de danser sur le plancher de la Magic Tent.
Akro a présenté des morceaux de ses deux premiers albums mais aussi pas mal de chansons de son dernier opus, comme le récent titre Dans mon ordinateur ou encore une véritable ode à Bruxelles, ville natale d'Akro. Pour terminer sur une note dansante, le groupe a interprété une chanson traitant des relations entre le Congo et la Belgique, sur des rythmes africains.
Soprano, la star du jour
Soprano était l'un des artistes les plus attendus pour ce dernier jour du festival de Dour, qui affichait une programmation plus axée rap/hip hop et ska que les jours précédents. De très nombreux festivaliers arboraient un bracelet un jour et avaient fait le déplacement uniquement pour Soprano, venu présenter Le corbeau, son nouvel album.
Le rappeur français, au débit de parole très impressionnant, parle au public entre ses morceaux. Il lui raconte sa vie, son histoire, ses valeurs. Il donne à chaque fois une petite explication sur la chanson qui va suivre pour mettre le public dans le bon contexte, histoire que ses textes soient bien compris.
Entre dédicaces à sa fille, à sa famille (Soprano a fait répéter plusieurs fois à la foule "La famille c'est tout, le reste c'est rien"), à Michael Jackson ou encore à Bob Marley, le rappeur a démontré qu'il sait d'où il vient et où il va. Ses morceaux transpirent d'expériences personnelles et Soprano y met ses tripes, sur scène aussi.
Le show, qui a débuté sous la pluie, s'est terminé sous le soleil et a laissé sur la plaine de la Machine à Feu des festivaliers conquis.
Avis mitigés pour Gaetan Roussel
L'ex-Louise Attaque et sa bande sont montés sur scène avec 10 minutes de retard (dues à la pluie?). Devant la Last Arena où Gaetan Roussel se produisait, un public beaucoup plus familial que pour Soprano qui le précédait, qui attendait avec impatience le début du concert, malgré la pluie battante et le vent soutenu.
Gaetan Roussel a interprété les titres de son album en les rallongeant de quelques minutes pour la plupart, les musiciens partant dans des délires musicaux rythmés et Gaetan Roussel dansant entre eux sur la scène.
Les points positifs du concert sont sans doute l'énergie des membres du groupe et le fait que tous soient soudés et s'amusent entre eux sur scène. On soulignera aussi les efforts du bassiste pour faire applaudir certaines personnes réticentes dans le public. Le musicien les encourageait, puis allait les dénoncer aux autres membres du groupe, qui à leur tour venaient les inciter à se dérider un peu. La reprise de Psycho Killer des Talking Heads a aussi été très appréciée.
Dans les points négatifs, on relèvera un manque d'originalité par rapport aux autres concerts que Gaetan Roussel a déjà présentés en Belgique, aux Ardentes notamment. Ceux qui l'avaient déjà vu n'auront pas eu droit à beaucoup de surprises, dommage. Dommage aussi que Gaetan Roussel refuse de jouer l'une ou l'autre chanson de Louise Attaque, malgré les attentes de son public.
Tokyo Ska Paradise Orchestra, la fête madi in Japan
Le groupe japonais de Tokyo Ska Paradise Orchestra est venu faire la fête ce dimanche après-midi à Dour. À neuf sur scène, tous en costume blanc, les membres du groupe nippon ont dégainé leurs multiples instruments pour faire danser le public sur du ska festif.
Un public réceptif qui s'est amusé pendant la totalité de la prestation du groupe et dans lequel on a même trouvé quelques jongleurs qui envoyaient leurs balles en l'air au rythme des trompettes.
Aaron, retour au calme à Dour
Aaron a pris possession de la Last Arena une fois la nuit tombée sur la plaine de Dour. La voix mélancolique de Simon Buret a envoûté les festivaliers, venus en nombre applaudir le duo français.
Les tubes d'Aaron auront conquis le public, tout comme les nouvelles chansons de Birds in the Storm, le dernier album du duo. Un moment de calme et de poésie bien mérité dans la frénésie du festival, après quoi de nombreux festivaliers auront plié bagage et seront rentrés chez eux retrouver le confort de leur lit douillet. (mlb)
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