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Samedi aux accents britanniques sur la plaine de Coachella. Avant Radiohead, qui a clos la programmation de la scène principale, Kaiser Chiefs, Kasabian ou Noel Gallagher ont hissé haut l'Union Jack sur l'Empire Polo Club. Pour contrer l'énergie britpop (sans oublier l'électro smooth du compatriote SBTRKT), Martin Solveig et David Guetta se sont fait entendre, en repoussant les limites de l'audible. Et à ce petit jeu, Guetta est bel et bien le roi du bras en l'air.
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Ricky Wilson, chanteur des Kaiser Chiefs.
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Coachella s'est mis au service de sa Majesté en cette deuxième journée d'un festival qui, enfin, a abandonné sa grisaille toute londonienne pour un chaleureux soleil. Et il fallait bien ça pour ôter à l'ensemble des festivaliers l'encombrante étiquette des plus malchanceux de la décennie, tant de mémoire de fidèles, jamais on avait vécu pareille journée en dix ans. Si les montagnes avoisinantes s'étaient délestées de leur coiffe nuageuse, les festivaliers, eux, se sont carrément lâchés avec légerté, bien aidés par la gnac toujours aussi communicative des Kaiser Chiefs. L'emblématique Ricky Wilson a immédiatement pris les choses en main, jouant les grands standards du quintette de Leeds. Des refrains connus et les coups de guitare d'Andrew White ont aussitôt apostrophé une foule à qui il n'en fallait pas plus pour se déhancher ou ont attiré le public de la scène d'à-côté sans doute lassé des vocalises aigues de Tune-Yards.
Si Noel Gallagher et ses High Flying Birds de retour en Californie après leur performance automnale à UCLA ont livré une performance proprette, Kasabian, sous la tente du Mojave s'est déchaîné rendant d'ailleurs hommage à l'ex-Oasis sur Club Foot. Charismatique et généreux en...baisers soufflés, Tom Meighan s'est même pris pour dieux, entonnant, bras ouverts dirigés vers le ciel, LSF (Lost Souls Forever)...Catéchisé, le public s'est exécuté. Parlant religion, c'est une colonne de pèlerins qui a convergé vers la scène principale où se produisait en fin de soirée Radiohead. On excusera à Thom Yorke le quart d'heure académique de retard, mais on regrettera la performance convenue du groupe anglais (sans parler du refus, à l'instar de Jeff Magnum, du chanteur d'apparaître sur les écrans géants; les spectateurs mal placés ont dû apprécier). On a craint le pire quand l'emblématique chanteur a commencé à danser sur "Bloom", le morceau introductif, mais heureusement, il a vite tempéré ses gesticulations épileptiques. "Are you still there?", nous questionnera-t-il d'ailleurs, montrant que Radiohead est toujours très agréable à écouter, mais a parfois du mal à nous transcender.
Thom Yorke.
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De transe, il en a été question sous le chapiteau Sahara, lieu des clubbers où se sont produits Martin Solveig et David Guetta. Après Madeon ou M83 vendredi, les deux DJ démontrent que le beat français a la cote en Californie. Invité à se produire en début de soirée, Solveig commence à se faire un nom sur la Côte Ouest là où il était méconnu il y a un an. Si "Hello" passe en boucle sur certaines ondes et dans les nightclubs (quand ce n'est pas lui qui vient s'y produire), le Parisien a eu l'occasion de tester sa popularité avec un set d'une subtile variété, passant du Drum n'Bass à un mashup de Franz Ferdinand et Gwen Stefani, ou encore de Smell like a teen Spirit et du Day'n'Night de Kid Cuti. Très à l'aise, le bandeau en éponge sur le front, Solveig a confié, par la voix de Calvin Harris, le plaisir de la proximité avec un public conquis.
Une conquête entreprise de longue date par David Guetta. Avion publicitaire promotionnant sa présence dans un club branché de Las Vegas, jeux de lumière où brille son nom de mille feux, invités de marque (Usher sur scène, Rihanna dans le public) et une masse déchainée sur sa house (parfois inaudible), Guetta a démontré à qui en doutait encore qu'il est bel et bien le Roi. Qu'on l'aime ou pas, on lève le bras.
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