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Jeudi 12/07 La 24e édition du Dour Festival s'est ouverte jeudi dans la bonne humeur et sous une météo parfaite... jusqu'au début de soirée, où la pluie s'est invitée à la fête, sans pour autant la gâcher, même si les sols de la plaine de la Machine à Feu en ont déjà fait les frais. Une programmation variée et de qualité devait de toutes façons réchauffer les coeurs des festivaliers.
Cette première journée a commencé en douceur, dès 13 heures, avec les Liégeois de Roscoe, venus présenter à La petite maison dans la prairie leur premier album, "Cracks", dévoilé sur les ondes à l'aide des singles "Enemies" et "Lowlands". Les quarante minutes de ce premier set sont passées très vite, dans une ambiance aérienne idéale pour rentrer dans l'univers parallèle de Dour.
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La Femme porte mal son nom. En effet, sur la scène du même chapiteau, une horde d'hommes, et deux femmes seulement, à la voix. Le son anachronique rappelle la surf music et les eighties, avec des synthés très présents et des rythmes accrocheurs. Les spectateurs, venus nombreux écouter ce groupe qu'on dit "à suivre" dansent, chantent et applaudissent. Première bonne affaire de l'affiche, La Femme aura convaincu les festivaliers de la (presque) première heure.
La Ruda
© photo news.
La Ruda
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A 17 heures, La Ruda investit la scène principale pour un concert un peu spécial. Le ska-rock festif du groupe sera en effet empreint de nostalgie pendant tout le show. Le chanteur, ému, annonce que ce concert fait partie de l'ultime tournée de La Ruda, et qu'il est même le dernier concert belge que le groupe donnera. Les remerciements sont longs et nourris, venant des musiciens comme du public, qui fait véritablement la fête aux artistes. Côté musique, les cuivres s'en donnent à coeur-joie, se mêlant aux guitares. De quoi faire danser la plaine toujours baignée de soleil, qui fera même la chenille!
Dan San
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Black Box Revelation
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Le parcours pouvait se poursuivre vers La petite maison dans la prairie, où les Liégeois de Dan San défendaient leur premier album, "Domino". Outre les récents "Questions Marks" et "Tomorrow", le groupe est allé rechercher des titres plus anciens de son répertoire, comme "Peace" ou "Leaders". Les zoneurs du fond amateurs d'anecdotes auront repéré à la console le musicien et "metteur en son" Gaëtan Streel, présent en tant que collaborateur du groupe, mais pas programmé cette année.
De l'autre côté du site, c'est un tout autre genre qui nous attendait. La Phaze a débarqué dans la Magic Tent, et on peut dire que le quatuor formé en 1999 a toujours autant d'énergie. Leur son, un mélange entre drum n'bass, rap, reggae et même rock, ferait danser le plus statique des spectateurs. On se laisse facilement entraîner par l'énergie punk qui émane du groupe, mais on reste par contre déçus du manque d'originalité et du côté répétitif des rythmes proposés, qui nous pousseront finalement à aller voir ailleurs à la moitié du concert.
On passe alors du côté de la Last Arena, où joue Black Box Revelation, qui était déjà à Werchter début juillet. Grosse surprise: l'énergie si communicative que l'on avait trouvée au groupe lors de sa prestation chez nos voisins flamands a ici presque totalement disparu. Le show est bien plus calme, pour ne pas dire mou, et le public s'enthousiasmera quasiment uniquement sur les titres connus du duo ("High On A Wire", "I Think I Like You", "Do I Know You").
Juste après, à la Magic Tent, c'est à Montevideo de prendre le relais. Pas de chance pour les Bruxellois, le public n'est pas vraiment au rendez-vous et le chapiteau est rempli à peine au tiers. Malgré tout, les musiciens assurent avec leur rock mélodique et parviennent à plonger ceux qui le souhaitent dans une belle ambiance, entre calme et puissance.
Shaka Ponk
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Shaka Ponk
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Selah Sue
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Selah Sue
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21 heures. Le Dance Hall, plein à craquer, accueille les Français de Shaka Ponk, sous un tonnerre d'applaudissements. Pas de doute: les musiciens sont attendus! Et on comprend rapidement pourquoi. Sur une plateforme surélevée, les artistes évoluent devant un cercle diffusant des visuels colorés et dynamiques. L'énergie dégagée par cette bande de potes est impressionnante, et l'interaction avec le public est au rendez-vous. Le show, dansant, puissant et original, ne passe vraiment pas inaperçu. "Ca envoie du lourd!", peut-on entendre dans la foule.
Entre la présence scénique des musiciens, leur look (le claviériste est en kilt et la chanteuse en tenue à paillettes sexy), la qualité et la recherche du son et des images proposés, on peut aisément affirmer que Shaka Ponk, qui a été longuement applaudi, aurait mérité une place sur la scène principale.
A la même heure, celle-ci était occupée par la perle flamande Selah Sue, de retour à Dour trois ans après et promue sur le podium de la Last Arena. La jeune chanteuse à la choucroute a parfaitement justifié son statut de valeur montante de la scène internationale, et ce malgré la pluie. De "This World" à "Raggamuffin", Selah a su charmer son public, gardant ses autres succès "Crazy Vibes" et "Crazy Sufferin Style" sous le coude pour la fin.
Franz Ferdinand
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Franz Ferdinand
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Franz Ferdinand
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C'est sous une pluie fine mais dense que Franz Ferdinand débarque. Le groupe d'Alex Kapranos est très attendu, et de nombreux festivaliers ont bravé la météo déjà une heure avant le show pour s'installer devant la scène principale, histoire d'être bien placés. Lorsque les musiciens font leur entrée, c'est la fête. Le groupe commence directement par ses gros tubes. "Michael", "Walk Away", "Matinee", "Take Me Out", tout y passe.
Des morceaux moins populaires, issus notamment du dernier opus du groupe, sont également joués mais remportent moins de succès auprès du public. Pendant ces titres moins connus, ça papote, ça rigole, ça fait des glissades dans la boue, mais ça n'écoute pas.
C'est que les Franz Ferdinand semblent avoir perdu un peu de leur pêche. Le concert était moins dynamique que ce qu'on aurait espéré et seuls les tubes du groupe sont parvenus à fédérer les spectateurs.
Le show est néanmoins resté très agréable pour les fans du genre et le retour scénique des Franz Ferdinand a de quoi réjouir. Même si le concert que le groupe a donné à Dour aurait sans doute mieux fonctionné par un bel après-midi ensoleillé qu'à minuit sous la pluie. "This Fire" sentait un peu le pétard mouillé.
Si la pluie a découragé pas mal de festivaliers, déçus voire fâchés d'être déjà trempés jusqu'aux os en ce premier jour, tous les fêtards n'auront cependant pas regagné leur tente humide: cette première nuit, les artistes du label Ed Banger étaient à Dour. Busy P, SebastiAn et Feadz les ont encore fait danser quelques heures pour oublier le mauvais temps.
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