© Christelle Anceau.
Il était annoncé depuis quelques jours et enfin, le soleil a fait son apparition sur Spa et a accompagné les prestations des artistes de l'après-midi, hier.
Julian Perreta fut l'un des premiers à réunir la grande foule. Boys band à lui tout seul, l'Anglais attirait les jeunes filles comme des mouches. Generation Next a levé toutes les mains. Julian Perretta a un bel univers pop et a mis tout le monde d'accord.
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Julian Perreta
© Nicolas Tacheny.
Sous le Dôme, c'était plus compliqué: Rachida Brakni, la femme d'Eric Cantona, ne réunissait pas la grande foule et perdait les quelques motivés au fur et à mesure des titres. Sa voix grave a quelque chose d'intéressant, elle a une belle assurance, de l'élégance. Mais ce n'est pas suffisant pour être chanteuse. Elle a bien essayé de nous réchauffer avec un titre en arabe: "Il n'est pas interdit de danser", indiqua-t-elle, sans succès.
Rachida Brakni
© Steve Collin.
Cali, qui nous avait loué les talents de Rachida quelques heures plus tôt en conférence de presse, se produisait dans la foulée. Coincé sur la scène Ice Watch, il aurait franchement mérité la grande scène du Village. Il y avait tellement de monde qu'on n'y voyait rien. Accompagné uniquement d'un piano, Cali, en costume-cravate, a passé en revue son répertoire de nouveaux mais surtout d'anciens titres. Plus acoustique et intimiste que ça, tu meurs, mais n'allez pas croire qu'il faisait calme dans le public. Cali a mis le feu du début à la fin du concert. Avec Je m'en vais, dédié à son pote Christophe Miossec, et sa petite phrase "Tu étais presque belle, j'étais pas loin d'être fidèle" transformée en "Tu étais presque Belge, j'étais pas loin d'être fidèle", Cali sait comment mettre les Francos dans sa poche. Il n'a pas pu résister à la tentation de se jeter dans la foule sur "Elle m'a dit", servi en apothéose.
© Christophe Toffolo.
Cali ne s'économise pas: il donne tout à ceux qui se déplacent pour le voir. Et c'est le cas également de Christophe Willem, qui jouait en soirée sur la grande scène. Douceur au programme avec Jacques a dit et I'm falling, interprété au milieu d'un décor fait de buildings en carton, et puis, l'explosion. Après une intro sur Men in Black, quelques pas de danse esquissés près de la traductrice en langage des signes, présente sur l'un des côtés de la scène, Christophe a repris Holiday, de son idole Madonna.
Bien plus chaleureux qu'elle, il est descendu serrer les mains des premiers rangs avant d'enjamber la barrière de sécurité et de fendre la foule tranquillement en chantant. Il est arrivé dans le fond de la scène Pierre Rapsat et a envahi l'espace VIP pour escaler les gradins et d'y improviser une nouvelle scène. Le public était "Crazy" et c'est normal: c'est terriblement agréable d'avoir l'impression de compter pour le chanteur qu'on est venu applaudir.
Laurent Voulzy, dans un registre plus tendre, a aussi laissé cette douce sensation à ses fans tout comme Maurane, en version jazzy au Casino, très chic dans sa robe rouge. Elle causait beaucoup entre les chansons et le public, attentif, se manifestait souvent à coups d'éclats de rire. Cette avant-dernière soirée de festivités marquera cette édition 2012.
© Christelle Anceau.
Laurent Voulzy
© François Evrard.



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