Art Brut a alterné avec succès nouveaux titres, issus de l'opus "Art Brut VS. Satan", et anciennes réussites, tirées des deux albums précédents.
Le set de Baddies, groupe des jumeaux Webster, a été ponctué du single "Holler For My Hollyday" et des grimaces dessinées sur le faciès facétieux du chanteur.
Le quatuor Brakes a fait danser son public en valsant entre country, punk et rock.
Cette première soirée entre les murs du Bota devait s'achever à l'extérieur, sous le chapiteau, avec la pop jubilatoire des Gantois de Das Pop.
Après déjà deux soirs au Cirque Royal, les Nuits du Botanique ont enfin pris vendredi leurs quartiers dans l'enceinte de leur QG et sous le chapiteau dressé à côté de celui-ci. Pour bien marquer ce deuxième départ, le ticket d'entrée acheté donnait accès en ce jour à toutes les salles. Un avantage qui imposait forcément de faire des choix. Episodes retenus.
Pour mettre en jambes les premiers arrivés, le quatuor Baddies, groupe des jumeaux Webster programmé sous le chapiteau, a balancé son rock nerveux et sans fioritures comme on livre une pizza tiède: en urgence. Un set ponctué évidemment du single remuant Holler For My Holiday et accessoirement de grimaces dessinées sur le faciès facétieux du chanteur.
L'étape suivante, tout aussi agitée, menait à l'Orangerie, pour prendre des nouvelles du quintette Art Brut. Avec l'accent du meneur Eddie Argos -qui récite et scande toujours ses textes plus qu'il ne les chante-, difficile de cacher le cachet d'origine british contrôlée. Le groupe a alterné avec succès nouveaux titres (Alcoholics Unanimous, DC Comics And Chocolate Milkshake, What A Rush, Demons Out!), issus de l'opus Art Brut VS. Satan -produit par Black Francis, des Pixies, un lien assez logique-, et anciennes réussites notoires (My Little Brother, Emily Kane, Nag Nag Nag Nag), tirées des deux albums précédents.
Dans la Rotonde, succédant aux Brabançons d'Austin Lace, le quatuor anglais Brakes, entendu jadis sur nos ondes pour le fameux All Night Disco Party (croque-monsieur, croque-madame, ...), a offert l'occasion de découvrir sur scène les accords plaqués de son récent Touchdown. Eamon Hamilton et les siens sont parvenus à faire danser la fosse, en valsant entre country, punk et rock.
Cette première soirée entre les murs du Bota devait s'achever à l'extérieur, sous le chapiteau, avec la pop jubilatoire des Gantois de Das Pop, venus présenter les morceaux de leur nouvel album éponyme, déjà vanté en radio grâce aux singles Fool For Love et Underground. Le public leur a réservé un accueil amical, même si le chanteur réclamait régulièrement un brin plus d'enthousiasme. Après avoir réentendu aussi le plus ancien You parmi le lot de nouveautés, le concert s'est clôturé sur deux rappels, un calme en duo et un autre en forme de communion interactive sur le vibrant Never Get Enough.
Sébastien Cools
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