Indochine est au Québec. Pour son Météor Tour, le groupe de Rock français faisait escale au Canada pour un show très attendu. Il faut savoir que Nicolas Sirkis et toute sa bande n'avaient plus mis les pieds au Québec depuis 17 ans. Rien n'a donc été laissé au hasard pour les accueillir au festival d'été du Québec. Toute la presse locale et quelques journalistes européens avaient d'ailleurs fait le déplacement pour la conférence de presse.
Récompense
Pour commencer cette séance de questions-réponses, Indochine reçoit une belle récompense. Le jury du prix Miroir remet le prix de la renommée à Indochine.
Succès fou
Il faut dire que le groupe a renoué avec le succès. République des Météors est un carton tant en Europe qu'au Québec et ce concert unique sur le continent américain est un événement."C'est le seul concert qu'on donne en Amérique du Nord enfin c'est un peu présomptueux au Canada, enfin au Québec" explique Nicolas Sirkis. "Pour l'instant rien n'est prévu puisqu'on a une très longue tournée qui commence en Europe en octobre et qui va se terminer l'été prochain. Mais ce sera avec plaisir de revenir, on est tellement bien accueilli ici qu'on a hâte de jouer demain soir. Donc, rien n'est prévu mais rien n'est imprévu non plus".
"On s'adapte"
Outre le caractère historique du lieu, le site des Plaines d'Abraham est une énorme place qui peut accueillir plusieurs dizaines de milliers de personnes. Et pour séduire une telle foule, il faut se préparer. "On a l'habitude de passer de grandes à petites scènes. On s'adapte" affirme Nicolas. "Mais un festival c'est différent parce que ce n'est pas un public acquis d'avance. C'est un public qui vient découvrir donc on adapte notre set list".
Car pour Indochine le plus important reste la scène, le rapport direct au public. "Je pense que maintenant le live est plus important que le clip. Aujourd'hui, les chaines musicales sont en concurrence directe avec Internet. On va directement sur youtube ou sur Dailymotion et on regarde ce qu'on veut" affirme-t-il. "L'objectif principal quand on fait un album c'est de réussir à le faire sur scène".
"La France brûle ce qu'elle a adoré"
Si le succès d'Indochine au Québec n'est pas si surprenant, le groupe est toutefois étonné que certains de leurs albums aient été plus appréciés dans d'autres pays que le sien. "Si on regarde la carrière, il y a des albums qui sont passés moins inaperçus au Québec et en Belgique qu'en France comme Un jour dans notre vie et Wax. Mais chez nous c'était différent c'est-à-dire que la France est un pays assez curieux où l'on brûle ce qu'on a adoré souvent".
Avec près de 30 ans de carrière, Indochine a un public très vaste . "On a vraiment trois générations de public. On a une chance énorme d'avoir ce public là". Et la France? La réputation de public peu amical est-elle fondée? "Le public français bat des mains à contre temps" lance Boris, ce qui provoque un rire général. "Ici c'est plutôt bien, c'est sur le deux et le quatre, c'est comme ça qu'il faut faire et rien que pour ça c'est un meilleur public. Mais ça c'est personnel".
"Pétrifié de trac"
Plus de trente ans de scène et pourtant Nicolas n'est toujours pas blasé. Le trac avant le concert ça le connait. "Je suis toujours pétrifié de trac mais cinq minutes après ça va" avoue-t-il. "Je ne me prépare pas spécialement" nous explique le leader du groupe. "Même si on a un public acquis on a toujours peur".
"Amateurs professionnels"
Pas question de se prendre au sérieux. Malgré sa belle et longue carrière, le groupe refuse de se reposer sur ses lauriers. "A chaque fois qu'on fait un album on a l'impression que c'est le premier" confie Nicolas. "On est des amateurs avec quelques années de professionnalisme derrière. C'est juste ça".
Céline Bayet


