Une dernière soirée chargée au Dour Festival

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Par: rédaction
20/07/09 - 11h15
Vraiment, "Les Wampas sont la preuve que Dieu existe"... Didier Wampas n'a pas failli à sa réputation de trublion intenable et a encore une fois assuré le show, sur et autour de la scène de la Last Arena.
Le chanteur-guitariste est apparu sur les planches vêtu de l'uniforme rouge pimpant des stewards Coca-Cola et accompagné de deux hôtesses de la même marque, embauchées quelques instants comme danseuses.
Jamie Lidell est parvenu à motiver les festivaliers à l'état de fatigue pourtant avancé, en combinant -pour le meilleur- soul, funk et electro.

La 21e édition du Dour Festival s'est achevée dans la nuit de dimanche à lundi, sur un bilan positif de 140.000 billets vendus pour les quatre jours et aucun incident majeur à déplorer. La formule qui fait le succès de l'événement alternatif hennuyer (200 groupes, 6 scènes, 4 jours, de 12h00 à 05h00) restera la base des prochaines éditions, ont prédit les organisateurs.

Pour la dernière journée, Baloji, Debout sur le Zinc, Naïve New Beaters, Israel Vibration, Les Wampas, The Horrors, Buju Banton, Jamie Lidell, la nuit 5 elements of Hip Hop et Aphex Twin ont apporté le coup de grâce aux festivaliers toujours pas rassasiés de fête et de décibels.

Comme à son habitude, Didier Wampas a encore une fois assuré le show, sur et autour de la scène de la Last Arena, dimanche en début de soirée. Le chanteur-guitariste est apparu sur les planches vêtu de l'uniforme rouge pimpant des stewards Coca-Cola dépêchés sur le site et accompagné de deux hôtesses de la même marque, embauchées quelques instants comme danseuses. Le meneur de jeu du groupe français n'a pas failli à sa réputation de trublion intenable, se faisant porter debout sur le public (puis dans un deuxième temps assis sur une chaise), perdant son pantalon, jouant l'équilibriste sur des enceintes empilées par ses soins, grimpant sur un échafaudage à 50 mètres de la scène (en tirant jusque là le câble de son micro), bref, faisant tout pour mériter les "Didier Wampas est le roi!" clamés par la foule. Outre l'hommage à Marco Pantani (Rimini) et la jalousie de Manu Chao, les Wampas ont accessoirement perverti le Où sont les femmes? de Patrick Juvet, prétexte à un envahissement de la scène par des groupies peu farouches. Vraiment, Les Wampas sont la preuve que Dieu existe.

Un peu plus tard au même endroit, Jamie Lidell appréciait aussi les joies de l'invasion de scène avec une groupie arrivée d'on ne sait où, qui n'a pas hésité à ceinturer le chanteur et danser à ses côtés, profitant de la lente réaction de la sécurité. Au fil d'une heure de groove et d'un live savamment orchestré, le Britannique est parvenu à motiver les festivaliers à l'état de fatigue pourtant avancé, en combinant -pour le meilleur- soul, funk et electro. Même la pluie ne devait pas les décourager et les envoyer s'abriter avant le fameux Another Day, laissé pour la fin.

Plus haut sur la plaine, la foule se déchirait entre l'electro belge de Soldout, d'une part, et la nuit -très attendue- 5 elements of Hip Hop, d'autre part, qui rassemblait Mix Master Mike (Beastie Boys), DJ Muggs (Cypress Hill), DJ JS-1 (Rock Steady Crew), Mr Wiggles (Rock Steady Crew) et Rahzel (The Roots), excusez du peu. Les deux chapiteaux débordaient de convertis. Les plus endurants devaient encore rester pour Aphex Twin, voire prolonger avec Merdan Taplak et Missill, avant d'aller retrouver une dernière fois leur tente au camping.

Sébastien Cools

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