L'aîné de l'Académie des Oscars est âgé de 101 ans

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Par: rédaction
22/02/12 - 20h21

Si la majorité des membres de l'Académie des arts et des sciences du cinéma chargée de décerner les Oscars dépasse la cinquantaine, ils font figure de jeunot à côté de l'aîné de la corporation qui n'est autre que le producteur Arthur Gardner, âgé de 101 ans.

S'il n'a pas travaillé sur un film depuis 1982 et une comédie d'aventure avec David Carradine intitulée "Safari 3000", Arthur Gardner n'a pas abandonné son droit de vote au sein de l'académie des oscars. Membre depuis plus d'un demi-siècle, Gardner continue à suivre l'actualité cinématographique via les DVD qui lui sont envoyés.

Arrivé du Wisconsin à Los Angeles en 1929 alors qu'il n'avait que dix-huit ans, Gardner a pu réaliser son  rêve de devenir acteur en décrochant un premier petit rôle après avoir fait de l'auto-stop sur Hollywood Boulevard. C'est George Cukor, qui va diriger notamment la comédie musicale "My Fair Lady" avec Audrey Hepburn, qui l'a pris sur le chemin des studios Universal et l'aidera à pousser les portes du cinéma hollywoodien.

Chips, Agence tous risques
D'origine juive, il passera la seconde guerre mondiale à faire des films éducatifs sous la direction d'un certain Ronald Reagan. Au terme de celle-ci, il deviendra producteur ("Je n'étais pas un grand acteur de toute façon", raconte-t-il) et financera son premier film "Without Warning!" grâce à l'argent emprunté auprès de sa famille et d'amis. Sa société de production, Levy-Gardner-Laven, produira une dizaine de films, dont "McQ" ou "Brannigan" avec John Wayne, ou des épisodes de "Chips" ou de "l'Agence tous risques".

Si aujourd'hui il ne se déplace plus, Arthur Gardner continue à lire des scriptes, à nager quotidiennement et a déjà transmis son bulletin de vote bien avant la date butoir du 21 février. "Il a d'ailleurs un faible pour le "Cheval de guerre" de Spielberg", avance son fils, Doug, dans les colonnes du L.A. Times. Nul doute qu'il regardera attentivement la 84e cérémonie des Oscars en espérant que son coup de coeur rafle une statuette. Et pourquoi pas celle du meilleur film?

L. Struys, correspondant à Hollywood

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