Lost in Hong Honk mais heureux

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Par: rédaction
18/05/09 - 08h04

Johnny Hallyday s'est prêté avec le sourire au jeu des questions-réponses ce dimanche. En voici trois, parmi les plus intéressantes.

A propos du tournage: "Je n'ai pas eu beaucoup de dialogues à apprendre, ça m'allait très bien. Tenir un pistolet, je savais déjà faire. La façon de travailler de Johnnie To m'a un peu rappelé le tournage de Détective avec Jean-Luc Godard. Jean-Luc me donnait le script le matin pour tourner à midi, il s'agissait de deux pages de texte à apprendre le jour même, on ne connaissait pas l'histoire à l'avance. Avec Johnnie To, j'ai eu beaucoup de chance, car il m'a donné un scénario. J'étais le seul à en avoir un. D'ailleurs, le scénario a beaucoup évolué pendant le tournage, il ne ressemblait plus à ce que j'avais lu au départ. Sinon, la plupart des acteurs ne disposaient pas de scénario et devaient donc jouer au jour le jour."

A propos de sa résidence temporaire à Hong Honk: "Lorsque je suis arrivé à Hong Kong, j'étais complètement perdu. Je ne parle ni chinois, ni mandarin. Personne ne me comprenait. Peu de gens y parlent anglais. Cette situation m'a beaucoup aidé pour le film, parce que le personnage de Costello est lui aussi complètement perdu à son arrivée en Chine. Je baignais dans une culture chinoise qui est complètement différente de la nôtre. Et peu à peu, j'ai commencé à mieux connaître les gens, leur mode de vie, leur mode de pensée. Ca a été pour moi un dépaysement complet, et si c'était possible, j'aimerais bien réitérer cette expérience en Chine, peut-être avec Johnnie To."

A propos de son personnage, quelqu'un de très solitaire et l'image que lui-même traine depuis toujours : celle d'un homme à la fois très entouré et très seul. "On est tous différent. C'est vrai que je dégage l'apparence de quelqu'un de solitaire. Souvent les gens les plus entourés sont aussi les plus seuls. Moi j'ai trainé toute ma vie le manque de ne pas avoir eu de père. Je ne lui fais pas de reproches, il a vécu sa vie, moi la mienne. Mais quand on est sensible et qu'on a ça en soi, quand on vous donne des rôles où vous jouez quelqu'un de solitaire... On se sert toujours de son vécu quand on a une scène à jouer."

Déborah Laurent

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