Poelvoorde en roue libre dans un Panique au Village hilarant et absurde
La grande foule se pressait cette après-midi aux portes de la salle qui projetait
Panique au Village, de nos compatriotes, Vincent Patar et Stéphane Aubier. Les petites histoires de
Panique ont pris de l'ampleur et se retrouver sur grand écran. Coboy, Indien, Cheval et leur bande voie leurs aventures s'étaler sur un peu plus d'une heure quart.
Le duo n'a pas changé sa façon de travailler, même si désormais leurs petites figurines ont une vie en salles obscures. C'est toujours aussi drôle, bon enfant, ingénieux et complètement absurde.
L'histoire commence le jour de l'anniversaire de Cheval. Coboy et Indien décident de lui offrir un barbecue. Pour le construire, ils n'ont besoin que d'une chose: des briques. Ils décident d'en commander sur Internet. Distraits, ils se trompent dans leur commande: au lieu d'en recevoir 50, on leur en livre 50 millions. Un petit problème logistique qui aura un effet boule de neige. Et vous verrez, quand vous découvrirez ce film, fin juin, que cette expression n'est pas choisie par hasard!
Pour notre plus grand bonheur, les voix initiales des personnes n'ont pas changé. On retrouve toujours, dans le gosier des petits
bonshommes, celles de Bouli Lanner, Benoit Poelvoorde et désormais aussi celle de l'actrice et chanteuse française Jeanne Balibar.
La petite fête organisée en l'honneur de Cheval est tout simplement fabuleuse. Steven Russel, qui parle, ou hurle, invective plutôt, avec la voix de Poelvoore affonne bière sur bière jusqu'à tomber raide et ensuite à se battre avec Gendarme. Poelvoorde s'en donne à coeur joie et il fait bien.
Les scènes matinales, de douche notamment, sont particulièrement réussies. Mais où vont-ils chercher tous ces détails hilarants?
Panique au Village est surréaliste et pas prise de tête pour un sou. On salue l'énergie et la douce folie des créateurs. Comme il fallait s'y attendre cependant l'histoire s'essoufle un peu sur la fin. Mais si ce n'est que ça...
Déborah Laurent