La Commission européenne ne peut exiger d'Opel un plan d'entreprise car elle n'en a pas le droit, a expliqué dimanche dans De Zevende Dag (VRT) le futur commissaire européen au Commerce Karel De Gucht.
L'exécutif européen a en revanche la compétence pour réagir à une situation, en cas de pratiques illicites, a-t-il ajouté. La Commission européenne va devoir dire si les aides d'Etat demandées par Opel pour le maintien de ses usines respectent un certain nombre d'exigences, a indiqué M. De Gucht.
A l'heure actuelle, a-t-il ajouté, aucune notification d'un quelconque soutien de la part d'un Etat membre de l'UE n'a encore été déposée. Ce n'est que lorsque ce sera le cas que la Commission pourra se pencher dessus, selon M. De Gucht.
Le gouvernement flamand garde à disposition de l'usine Opel d'Anvers les 500 millions d'euros de soutien évoqués avant l'annonce de la fermeture, a indiqué également dimanche Philippe Muyters, le ministre flamand de l'Emploi.
Les syndicats et la direction d'Opel Anvers doivent toujours discuter de scénarios de rechange. "J'ignore ce que vont avancer les syndicats, mais si Anvers est maintenue et que l'on a besoin pour cela des 500 millions, nous les mettrons à disposition", a souligné M. Muyters.
Le gouvernement flamand s'interroge à propos d'aides d'Etat d'un montant de 2,7 milliards d'euros qu'auraient promises certains Etats membres de l'UE à Opel. Il a alerté la Commission européenne à ce propos. (belga/ca)


