Une délégation syndicale d'Opel Anvers a été reçue vendredi soir par le premier ministre Yves Leterme. C'était une réunion positive, a estimé Rudi Kennes (FGTB).
"Nous avons convenu de continuer à examiner la situation avec toutes les parties. Le gouvernement flamand prendra l'initiative dans ce contexte, éventuellement épaulé un peu plus activement par le fédéral", explique le syndicaliste. Il a encore déclaré que les syndicats avaient été satisfaits de recevoir une invitation aussi rapide du premier ministre et que les discussions avaient été fructueuses.
Toujours d'après le syndicaliste, du nouveau est attendu dans les prochains jours dans le dossier. Ce changement devrait venir de la direction européenne d'Opel, a-t-il ajouté sans toutefois en dire plus.
Dirk Heyndrickx (CGSLB), qui a également été reçu chez Yves Leterme vendredi soir, a indiqué que le plan alternatif que les syndicats avaient élaboré pour Opel Anvers- et qui prévoyait un transfert de la production de la Pologne vers Bochum et de Bochum vers Anvers - serait prochainement rediscuté en concertation avec le comité de pilotage d'Opel et les syndicats des pays concernés. Une réaction de la direction européenne est désormais attendue sur ce plan.
Ouverts au dialogue
"Nous devons être réalistes. Bien que nous défendons encore fermement le tout pour l'emploi, une restructuration interviendra d'une façon ou d'une autre chez Opel Anvers. Nous devons donc discuter de ce qui pourrait ou ne pourrait pas être fixé dans un plan social", commentait vendredi Eddy De Decker (CSC) à l'issue d'une réunion de concertation. La CGSLB se dit également prête à mener des discussions autour d'un plan social. La FGTB reste distante à ce sujet.
La porte-parole d'Opel Anvers a confirmé la tenue de la réunion vendredi et a noté une "certaine bonne volonté quant à l'entame de discussions sur un plan social". Celle-ci se ferait en parallèle avec la phase d'information et de consultation en cours actuellement.
Urgence
Eddy De Decker estime que c'est à la direction qu'il revient d'inviter les syndicats mais ajoute que l'usine n'a pas encore avancé dans la recherche d'une autre solution pour l'embauche. "Il a toujours été dit qu'une restructuration suivrait, même si nous devrions construire des jeeps. C'est pourquoi nous devons parler. Cela devient tout doucement urgent."
Même son de cloche chez les libéraux de la CGSLB où Dirk Heyndrickx précise que cela ne signifie pas que les syndicats souhaitent la fermeture de l'usine. "Il n'y a rien de mal à parler d'un plan social. De nombreux travailleurs en sont d'ailleurs demandeurs." Du côté de la FGTB, un plan social n'est pas à l'ordre du jour. "Nous n'avons pas eu de demande de discuter, ni vu de proposition", déclare Rudi Kennes.
(belga)


