Des milliers de grévistes de l'usine Dacia manifestent en Roumanie

Plusieurs milliers de grévistes de l'usine Dacia (Renault) ont manifesté jeudi à Pitesti, au nord-ouest de Bucarest, pour réclamer des meilleurs salaires, a constaté un journaliste de l'AFP.
Ce rassemblement sur la place centrale de la ville, répondant à l'appel du syndicat de l'usine, intervient au lendemain du rejet d'une offre réévaluée de la direction de Dacia et d'une décision de justice autorisant la grève.
"Nous allons continuer la grève jusqu'à l'obtention de nos droits", a déclaré Marin Anghel, un des leaders syndicalistes de l'usine Dacia, soutenu aux cris de "Nous ne cèderons pas", "Non à l'esclavage" et "Roumanie réveille-toi, nous ne voulons plus être esclave de l'UE". "Nous sommes disposés à négocier, dès aujourd'hui", a indiqué pour sa part Ion Iordache, autre chef de file syndical de l'usine.
"Les ouvriers français sont solidaires avec leurs collègues roumains", a déclaré Fabrice Le Berre, délégué syndical CGT Renault, venu en Roumanie pour apporter le fruit de la collecte de solidarité (2.000 euros) effectuée auprès des salariés de l'usine française de Cleon. Selon lui, quelque 10.000 euros ont été collectés dans d'autres usines Renault en France et devraient être prochainement envoyés en Roumanie.
Les ouvriers de Dacia réclament une hausse mensuelle des salaires de 550 lei (environ 148 euros), ce qui porterait le salaire mensuel moyen brut à environ 435 euros contre 285 euros actuellement.