Opel, la filiale de General Motors, ne devrait pas bénéficier d'aides d'Etat en Europe car ces dernières seraient contraires au marché libre, a déclaré le patron de Volkswagen, Martin Winterkorn, lors du Motor Show de Genève.
La crise économique et le gel des crédits ont apporté des corrections au marché automobile mondial, poussant certains acteurs à disparaître de la scène. "L'Etat ne doit pas venir en aide à des entreprises qui menacent de s'effondrer", a répondu Martin Winterkorn à la question de savoir si une aide d'Etat serait appropriée dans le cas d'Opel.
Le groupe américain GM est actuellement en discussion avec les autorités allemandes, entre autres, afin d'obtenir des subsides pour ses filiales Opel et Vauxhall.
Besoin d'aide
De son côté, le patron de GM Europe a demandé, mardi, au salon Motor Show de Genève une aide rapide de la part du gouvernement allemand. "Nous avons besoin d'un soutien du gouvernement allemand. Nous n'avons pas de réserves. Cette crise est trop profonde pour pouvoir survivre sans aide", a expliqué Carl-Peter Forster, patron de GM Europe.
Il a par ailleurs écarté la possibilité que l'argent fourni par le gouvernement ne tombe dans les caisses de General Motors. "L'argent restera dans l'entreprise" (GM Europe), a-t-il assuré.
Le gouvernement allemand a encore précisé, lundi, après une réunion avec la direction d'Opel, qu'il était disposé à aider l'entreprise. Quelque 50.000 personnes travaillent pour Opel en Europe, dont la moitié en Allemagne. GM Europe est également présent à Anvers. (belga/ca)


