L'ex-chef du comité d'entreprise de Volkswagen, Klaus Volkert.
Dans le groupe, il y a eu "peu de chose que Piëch (photo) ne savait pas", a affirmé Volkert.
L'ex-chef du comité d'entreprise de Volkswagen, premier constructeur automobile européen, condamné vendredi à la prison ferme dans le scandale de corruption dévoilé en 2005, accuse indirectement le patron du groupe Ferdinand Piëch d'avoir été au courant de toutes ces pratiques.
Condamné à deux ans et neuf mois de prison ferme pour abus de confiance et incitation à l'abus de confiance, M. Volkert affirme dans l'hebdomadaire Der Spiegel à paraître lundi que "celui qui connaît l'ancienne configuration du groupe peut difficilement s'imaginer que tout ça a fonctionné sans Piëch". Dans le groupe, il y a eu "seulement peu de chose qu'il ne savait pas", a ajouté l'ex-syndicaliste qui a écopé de la plus lourde peine prononcée à ce jour dans le scandale de corruption chez VW. Il dit n'avoir "jamais craint" Piëch, "mais il est vivement conseillé de ne pas en faire son ennemi".
Klaus Volkert, qui a bénéficié d'environ 2 millions d'euros de pots-de-vin en 10 ans, sous forme de bonus de retraite ou services de prostituées, s'est vu reconnaître un rôle majeur dans cette affaire.
A l'époque, "tout le monde a profité" du système, a indiqué M. Volkert au magazine. "Le groupe tournait à plein régime, il n'y avait jamais eu de meilleures conventions salariales pour les employés".
Agé de 65 ans, M. Volkert s'est plaint d'avoir été plus malmené par la justice que Peter Hartz, l'ex-directeur des ressources humaines qui avait été condamné début 2007 à deux ans de prison avec sursis et une amende. Tandis que M. Hartz continue de toucher une retraite de 16.000 euros par mois, M. Volkert dit à l'hebdomadaire que sa pension a été "réduite de 50%" par Volkswagen. Selon der Spiegel, M. Volkert, qui se voit déjà "mendier dans la rue" est apparemment ruiné et le fisc lui réclame 470.000 euros. (afp)
- Vente record pour Volkswagen en 2007


