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Le sénateur Armand De Decker (MR) est d'avis que les libéraux doivent être associés à la négociation institutionnelle en vue de la formation du gouvernement fédéral. Contrairement à Charles Michel, candidat à la présidence du MR, Armand De Decker estime qu'il ne faut pas exclure à ce stade la N-VA de la discussion.
Charles Michel s'était exprimé samedi dans La Libre Belgique. Armand De Decker lui répond lundi dans le même quotidien. L'ancien président du Sénat souligne que la prise de position de M. Michel a été "non concertée et maladroite". Ce dernier a défendu samedi l'idée d'une négociation avec les libéraux mais sans la N-VA.
Pour Armand De Decker, "ce n'est que si la formule avec les libéraux conduit à l'échec qu'on peut envisager de former un gouvernement d'union nationale classique". En attendant, il faut essayer avec la N-VA. Probablement au détriment des Verts. "Si nous entrons, il y aura sans doute un groupe qui décidera d'en sortir. Et ce pourrait être Groen! et Ecolo", dit Armand De Decker. Dans ce cas de figure, "il faudra voir plus tard" ce que cette situation impliquerait pour les majorités régionales, précise-t-il. La priorité va à la formation du gouvernement fédéral.
Armand De Decker ne cache pas qu'il préférerait voir Daniel Bacquelaine accéder à la présidence du MR. Charles Michel et Daniel Bacquelaine sont "deux hommes de qualité" mais l'arrivée du premier ferait craindre un certain "jeunisme", un "mal de plus en plus présent en politique", dit M. De Decker, évoquant l'arrivée d'Alexander De Croo et Wouter Beke, qu'il met en parrallèle avec une série d'erreurs commises sur la scène politique ces derniers mois. "Charles Michel ferait un bon président, mais peut-être devrait-il attendre encore un peu", dit Armand De Decker. (belga)


