Chacun veut donner sa chance à Didier Reynders

sauvegarder
Par: rédaction
6/02/11 - 15h12
© photo news.
© photo news.

"Si le MR vient avec l'élargissement de Bruxelles, alors Didier Reynders peut prendre sa valise, et partir en vacances". Cette petite phrase de la présidente du sp.a Caroline Gennez, samedi dans Le Soir, n'a pas été très appréciée par ses collègues des autres partis. Dimanche, sur les plateaux de télévision, ils ont été plusieurs à regretter le côté radical de la déclaration. Chacun a insisté sur la nécessité de donner ses chances à Didier Reynders.
 
"Il faut arrêter de se lancer des reproches et des insultes", a dit le chef de groupe CD&V à la Chambre, Servais Verherstraeten, tout en ajoutant que son parti n'avait pas changé d'avis sur la question. Mais pour lui ce n'est pas le moment de faire de telles déclarations.
 
"L'élargissement de Bruxelles devra être mis sur la table et on devra discuter", a souligné Philippe Moureaux (PS) tout en ajoutant qu'il y a peut-être d'autres formules et qu'on pourrait obtenir autre chose pour la protection des francophones de la périphérie.
 
Le président d'Ecolo, Jean-Michel Javaux, a également dit que la déclaration de Mme Gennez n'était pas très heureuse tout en soulignant pour sa part qu'elle avait souvent pris, tout comme Groen!, des positions courageuses sur le plan communautaire.
 
Inacceptable
"En 2005, le FDF était autour de la table et s'il n'y a pas eu d'accord c'est à cause du sp.a. Cela devrait inciter Mme Gennez à un peu de modestie", a remarqué Sabine Laruelle (MR), qualifiant les propos de la présidente du sp.a d'inacceptables.
 
Le tout s'inscrivait dans des débats où chacun disait vouloir "laisser sa chance à Didier Reynders" à qui le roi a confié mercredi dernier une mission d'information sur la possibilité d'arriver à un accord communautaire. Chacun s'accordant par ailleurs à dire que la réussite de sa mission ne dépendait pas de lui mais de la bonne volonté des autres partis. "Seul il n'y arrivera pas", a dit Mme Laruelle.
 
Ne pas repartir de zéro
Chacun a aussi souligné que sa mission était de restaurer la confiance et qu'il n'était pas question de repartir de zéro. "Didier Reynders ne va pas débarquer comme un cow-boy dans un saloon en renversant tous les verres", a lancé le sénateur cdH Francis Delpérée tandis que son collègue du sp.a John Crombez soulignait qu'il était impossible de ne pas tenir compte, par exemple, de tout le travail de la Banque Nationale sur les modèles de financement.
 
C'est aussi l'avis d'Eric Van Rompuy pour qui considérer l'article 35 comme la solution "est un mythe". Pour lui, "on ne peut pas remettre les compteurs à zéro". La nomination de Didier Reynders a été qualifiée de logique par Philippe Moureaux (PS). "Au cours de tous ces mois de négociations, on n'a jamais remis en cause trois éléments: les partenaires, la méthode et le calendrier. Changer un de ces éléments pourrait apporter une nouvelle dynamique", a souligné Gérard Deprez (MR-MCC).
 
Contre de nouvelles élections
Enfin, la plupart des participants aux débats ont dit ne pas être partisans de nouvelles élections. "Ceux qui espèrent de nouvelles élections sont des sots", a dit le ministre-président de la Région bruxelloise Charles Picqué (PS).
 
A "De zevende dag" sur la VRT, le ton était le même. Chacun voulait donner sa chance à Didier Reynders mais l'optimisme ne régnait pas.
Dans l'ensemble, les débats sont restés conviviaux, ce qui marquait une nette différence par rapport aux débats de la semaine dernière. (belga)

Votre avis nous intéresse!