Le MR appelle au calme après les déclarations de Peeters

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Par: rédaction
4/04/11 - 15h28
© belga.
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Le président du MR Charles Michel a lancé lundi un appel à la sérénité et au calme après les déclarations du ministre-président Kris Peeters qui a indiqué ce week-end que Bruxelles ne serait jamais une Région à part entière. Cet appel vaut aussi pour la présidente du cdH Joëlle Milquet pour qui "l'offre francophone expire à la fin de l'été".

"Négocier par ukases ne fait pas avancer les choses"
"Je lance un appel à M. Peeters pour qu'il maîtrise ses nerfs", a dit M. Michel à l'issue de la réunion du Conseil de son parti. "Wouter Beke a été chargé d'une mission, il a la confiance de tous les partis; en tout cas, il a celle du MR. Je demande à M. Peeters de respecter sa mission", a ajouté le président du MR. "Négocier par ukases exprimés par presse interposée ne va pas faire avancer les choses", fait remarquer le réformateur. "J'appelle à ce que chacun se comporte de façon rationnelle afin de pouvoir former un gouvernement".

Sur le fond de la déclaration de M. Peeters, M. Michel a confirmé que le MR déposera une résolution au parlement bruxellois exprimant la position des francophones. Celle-ci défend l'idée d'un élargissement en cas de scission pure et simple de BHV ou de remise en cause de l'existence même de la Région bruxelloise, a-t-il précisé. Pour M. Michel le dépôt d'une telle proposition de résolution ne fait que reprendre une position connue des francophones et ne peut être considérée comme une provocation d'autant plus que selon lui la déclaration de M. Peeters constitue un "recul" par rapport à la situation actuelle de la Région bruxelloise.

"Les deadlines ne conduisent jamais à des solutions"
Le président du MR a aussi été interrogé sur les déclarations de la présidente du cdH Joëlle Milquet qui a dit que l'offre francophone expirait à la fin de l'été. Elle a incité les partis flamands à saisir les importantes avancées en matière institutionnelle acceptées par les francophones. "Mon appel au calme est général. Si Mme Milquet était devenue la porte-parole des autres partis francophones, nous l'aurions fait savoir. Il s'agit clairement d'une position du cdH", a dit M. Michel.

Il a ajouté que son expérience lui avait fait constater que les "deadlines ne conduisent jamais à des solutions". Enfin, M. Michel a encore rappelé qu'actuellement la négociation se déroule entre trois partis : CD&V, N-VA et PS. "Comme président du MR, je n'ai encore participé à aucune réunion avec tous ou quelques partis", a-t-il dit.
Il a ajouté qu'il respectait le choix fait jusqu'à présent par le négociateur royal et président du CD&V Wouter Beke et par les deux vainqueurs des élections, la N-VA et le PS. Il a rappelé l'appel que son parti avait lancé avec l'Open Vld pour qu'on entame au plus vite des négociations intégrant le volet socio-économique.

M. Michel ne s'est pas prononcé sur le nombre de partis qui doivent être impliqués. La négociation à 9 est "une possibilité", a-t-il dit. Sur ce dernier point, le président de la N-VA Bart De Wever a répété que selon lui "négocier à 9 serait une perte de temps qui ne mènera à  rien". (belga/mb)

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