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Lors de sa conférence de presse, le président de la N-VA Bart De Wever a démoli la note Di Rupo point par point, la jugeant néfaste pour tous les citoyens en général et pour les Flamands en particulier. Ce ne sera que lorsque les demandes fondamentales de la N-VA seront rencontrées que le parti nationaliste flamand acceptera encore de tenter de former un gouvernement, a-t-il ajouté.
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Au-delà du "non" pur et simple de la N-VA, c'est surtout le ton et la force de la critique qui ont marqué les esprits. Pour la N-VA, la note Di Rupo est insuffisante sur toute la ligne. Bart De Wever a ainsi passé au crible onze points du texte.
Sur le plan budgétaire
Sur le plan budgétaire, Bart De Wever a renchéri sur les critiques de l'Open Vld. "Certains ont parlé d'une avalanche, mais c'est un tsunami d'impôts", a-t-il commenté. Les nouvelles contributions proposées dans la note constituent une agression à la classe moyenne, aux travailleurs et au monde de l'entreprise. Les services de la N-VA ont évalué à 1.000 euros par an le coût supplémentaire pour une famille moyenne.
Bart De Wever insiste sur les réductions de dépenses: la note ne parle pas d'économies ou de réformes en matière de sécurité sociale, selon lui. Le président de la N-VA n'accepte pas davantage que la Flandre - "le bon élève de la classe" - soit une nouvelle fois sollicitée sur le plan budgétaire.
Sur le plan socio-économique
Au niveau socio-économique, les propositions du formateur n'apportent rien ou très peu, et ne sont pas dans la ligne des recommandations de l'Europe, selon Bart De Wever. "On touche à peine aux systèmes du chômage et des pensions".
La N-VA dit ignorer si la dégressivité proposée des allocations de chômage permettra d'économiser de l'argent et déplore que ces allocations resteront illimitées dans le temps. "Nous sommes le seul pays au monde où l'on peut chômer éternellement", a affirmé Bart De Wever.
Les mesures pour allonger la durée moyenne de la carrière afin de garantir le financement de la sécurité sociale sont insuffisantes à ses yeux. Il faudrait attendre 30 ans avant que l'âge de la prépension monte à 65 ans, a-t-il dit. L'activation des chômeurs âgés, quant à elle, viendrait trop lentement.
La note Di Rupo se fait aussi descendre sur les intérêts notionnels, la préservation de l'indexation des salaires, la hausse du précompte immobilier et une série de "mesures qui harcèlent" les entreprises cotées en bourse. Le climat entrepreneurial s'en trouverait sapé, juge la N-VA.
Au sujet de la loi de financement
Sur le volet loi de financement et autonomie fiscale, la note "n'introduit pas de véritable culture de la responsabilité financière", affirme Bart De Wever. Les entités fédérées ne reçoivent pas d'incitants suffisants et la Flandre n'aura son mot à dire que sur un quart de l'IPP ; le nouveau mécanisme de solidarité serait à l'avenir encore plus avantageux pour Bruxelles et la Wallonie, selon lui.
Au niveau du transfert de compétences
Les propositions de transfert des compétences vers les entités fédérées, de réformes de la justice et en matière de sécurité, de couplage des élections ou de circonscription électorale fédérale ne sont pas acceptables pour la N-VA.
Ce n'est pas davantage le cas pour les propositions sur Bruxelles et Bruxelles-Hal-Vilvorde. "BHV est scindé, mais les compensations vont bien plus loin que ce qui est acceptable".
Et Bart De Wever d'énumérer: la circulaire Peeters n'est pas ancrée dans la législation fédérale, le gouvernement flamand perd la tutelle sur la nomination des bourgmestres dans les communes à facilités, Bruxelles acquiert de plus en plus un statut de région à part entière, l'institution d'une communauté métropolitaine "ouvre la voie à l'extension de Bruxelles", les six communes à facilités sont "de facto détachées de Flandre", Bruxelles reçoit près de 600 millions d'euros par an sans garanties en retour, le bilinguisme régional bruxellois est "pour ainsi dire supprimé" et les garanties politiques pour les Flamands à Bruxelles sont "vidées".
Un avenir incertain
Quant à l'avenir, il est incertain: Bart De Wever a refusé de spéculer sur des élections, disant espérer qu'il n'y en aurait pas. "C'est maintenant au formateur de prendre une décision".
La N-VA est le seul parti à avoir expressément refusé la note Di Rupo. Interrogé à ce sujet, Bart De Wever s'est livré à l'un de ses jeux favoris en citant en latin une phrase qu'il a attribuée à Cicéron: "l'homme n'est jamais moins seul que lorsqu'il est seul"... (belga)
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