"Les écoles de la périphérie resteront francophones", promet Smet
Le ministre flamand de l'Enseignement, Pascal Smet (sp.a), n'exigera pas "l'application immédiate et aveugle" du décret flamand octroyant à la Flandre la tutelle de l'inspection pédagogique dans les écoles francophones de la périphérie bruxelloise, a-t-il indiqué dans une interview publiée vendredi par le journal
Le Soir.
Expliquer et rassurerM. Smet a également annoncé qu'il proposera lundi au président du parlement francophone, Jean-Charles Luperto (PS), de rencontrer les députés en compagnie du fonctionnaire dirigeant de l'Enseignement et son inspecteur général, pour leur expliquer "la teneur réelle du décret flamand et rassurer les francophones".
Le parlement flamand a voté le 21 octobre un décret confiant à la Communauté flamande l'inspection dans les écoles francophones des communes de la périphérie bruxelloise, une décision contre laquelle la ministre francophone de l'Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (cdH), a suggéré d'introduire un recours devant la Cour constitutionnelle.
Des inspections en français?"Je n'en exigerai pas l'application immédiate et aveugle. Les écoles auront le temps de se préparer. Je ne suis pas opposé à ce qu'elles gardent leurs centres PMS francophones. Nous n'allons pas inspecter les enseignants, mais le fonctionnement des écoles qui devront atteindre nos objectifs", a ajouté M. Smet.
"Je suis bien conscient qu'il s'agit d'écoles francophones et que la très grande majorité des élèves poursuivront leurs études en français. Nous tiendrons compte de cette spécificité", a assuré le ministre. M. Smet a souligné qu'il n'excluait pas que les inspections "se déroulent aussi en français".
"Pour le parlement flamand, ces écoles sont francophones et le resteront", a-t-il encore dit. (belga/acx)