Le cdH a réitéré lundi son appel à l'unité des francophones. Il se dit toujours prêt à soutenir une formule de gouvernement qui rassemblerait le plus grand nombre de partis francophones au cours d'une période déterminée pour aboutir à une réforme de l'Etat la plus équilibrée possible et répondre aux attentes de la population.
"Ce qui m'intéresse, c'est que Guy Verhofstadt puisse trouver une solution au plus vite. Nous sommes prêts à soutenir toute initiative permettant de former un gouvernement à l'assise la plus large possible. Plus on aura de partis francophones autour de la table, mieux ce sera. Nous vivons l'une des crises d'Etat les plus fortes que la Belgique ait connu, il y a une demande de réforme de l'Etat: le gouvernement doit donc avoir, pendant une période déterminée, un maximum de partis francophones autour de la table pour que cette réforme soit la plus équilibrée possible", a expliqué la présidente du cdH, Joëlle Milquet.
"Je prends acte"
La présidente du cdH Joëlle Milquet dit prendre acte de la réunion qui s'est tenue dimanche soir, à laquelle son parti n'a pas été convié. Il s'agit, a-t-elle précisé, "d'une réunion parmi d'autres". Mme Milquet veut éviter de prendre part aux polémiques qui pourraient surgir entre les partis francophones. "Les partis francophones ont besoin d'unité et pas de guéguerre entre eux. Je prends acte avec beaucoup de sérénité des exclusives que certains mettent à notre égard, après en avoir mis pour d'autres", a-t-elle souligné.
La présidente du cdH s'est refusée à viser nommément le MR. Interrogé à son arrivée au bureau du parti, le vice-président, André Antoine, s'est montré plus direct pour répondre aux critiques émises ces derniers jours dans les rangs des Réformateurs. "Cela fait huit ans que le MR gère le gouvernement fédéral avec le PS. C'est aussi une forme de cartel", a-t-il dit. "C'est peut-être que d'aucuns souhaitaient que l'on n'y soit pas", a-t-il souligné à propos de l'absence de son parti à la réunion de dimanche.


