Pour Marc Eyskens, Joëlle Milquet s'est mise "elle-même hors jeu".
La réunion de dimanche soir entre le CD&V, l'Open Vld, le MR et le PS constitue une étape substantielle, estime le CD&V. Les chrétiens-démocrates flamands veulent toutefois que cette majorité soit élargie pour pouvoir réformer l'Etat grâce à une majorité des deux tiers, a expliqué le président Jo Vandeurzen à l'issue du bureau de son parti.
Le CD&V dit être d'accord avec l'idée d'un gouvernement d'affaires urgentes s'il y a une perspective de majorité des deux tiers. Le bureau du parti a donné à la direction de celui-ci un mandat pour négocier sur ce point, a indiqué l'ex-formateur Yves Leterme. Le parti souhaite néanmoins que la majorité formée par les quatre partis qu'a réunis Guy Verhofstadt soit élargie, de préférence au cdH. Tant M. Vandeurzen que M. Leterme sont toutefois restés vagues sur le point de savoir si le cdH devait y participer dès le début.
"Effet boomerang"
Le CD&V a rappelé que la population souhaitait un gouvernement rapidement. MM. Vandeurzen et Leterme ne se sont pas prononcés sur l'identité du futur premier ministre: le contenu importe et non les mandats, ont-ils affirmé. Avant la réunion du bureau, les membres de celui-ci se sont montrés prudents dans leur réaction à propos de la réunion de dimanche. Çà et là, des critiques se sont fait entendre à l'égard du cdH.
"Milquet s'est mise elle-même hors jeu. Elle a gagné en popularité grâce à ses positions mais ses fortes déclarations lui sont revenues comme un boomerang", a fait remarquer l'ancien premier ministre Mark Eyskens. (belga)


