MISE À JOUR
Le roi a demandé lundi au premier ministre Guy Verhofstadt de former un gouvernement intérimaire, chargé des affaires urgentes et qui entamera des négociations qui doivent conduire à une réforme des institutions. Guy Verhostadt a précisé dans l'après-midi que sa mission serait de courte durée et qu'il devrait passer le relais à Yves Leterme au plus tard le jour de Pâques, le 23 mars prochain.
Rampe de lancement
Après les deux échecs d'Yves Leterme, les explorateurs, conciliateurs et autres négociateurs intervenus pour débloquer la situation de crise que connaît le pays depuis les élections du 10 juin, le Roi a demandé le 3 décembre dernier, au premier ministre sortant Guy Verhofstadt de l'informer sur les possibilité de sortir de cette situation. Deux semaines plus tard, Guy Verhofstadt a été officiellement chargé de mettre sur pied un gouvernement intérimaire chargé des affaires urgentes et qui entamera des négociations qui doivent conduire à une réforme des institutions. Dimanche soir, Guy Verhofstadt a réuni les présidents du MR, du PS, du CD&V/N-VA et de l'Open Vld. Il leur a demandé s'ils étaient disposés à entrer dans un gouvernement intérimaire dont la durée de vie serait limitée. Le but étant de former ensuite un "vrai" gouvernement.
Rififi entre francophones
Le premier ministre sortant, maintenant également formateur, organise une nouvelle réunion ce lundi à 17 heures. Si du côté flamand, il semble clair que les partenaires de l'orange bleue, CD&V/N-VA et Open Vld, sont partants pour le gouvernement intérimaire, du côté francophones les choses ne sont pas aussi claires. Le PS veut aussi que le cdH et éventuellement Ecolo fassent partie de l'équipe intérimaire alors que le MR ne voit pas la nécessité d'une "unité des francophones" sur autre chose que l'institutionnel. Le CD&V/N-VA demanderait également que le cdH fasse partie de ce gouvernement intérimaire. Dans l'après-midi, Guy Verhofstadt devait rencontrer les présidents du cdH, Joëlle Milquet, et du cartel CD&V/N-VA Jo Vandeurzen. Parallèlement, Guy Verhofstadt a aussi publié une déclaration précisant la façon dont il conçoit sa mission. Il y précise notamment qu'il devrait passer le relais, au plus tard le 23 mars, à Yves Leterme.
23 mars au plus tard
M. Verhofstadt précise notamment que le gouvernement intérimaire traitera avec les pleins pouvoirs les dossiers urgents. Il proposera par ailleurs que, parallèlement et indépendemment du travail gouvernemental, commencent des négociations sur un programme socio-économique du gouvernement définitif ainsi que sur un accord communautaire. De plus, dit Guy Verhofstadt, "je suis d'avis qu'il faut respecter le résultat des élections et notamment que dans la perspective de la mise en oeuvre de l'accord communautaire, le leader de la plus grande formation, à savoir Yves Leterme, soit proposé au plus tard le 23 mars pour mettre sur pied le gouvernement définitif". Il reste, toutefois, de nombreuses inconnues.
Quel(s) gouvernement(s)?
Ainsi par exemple, on ne sait pas qui doit mener les négociations pour le programme économique et social et communautaire du gouvernement définitif d'ici le 23 mars. On ne sait pas non plus ce qui se passera s'il n'y a pas encore d'accord définitif sur ces points le 23 mars. Le gouvernement intérimaire continuera-t-il? De l'ensemble des explications disponibles actuellement, il n'est pas encore clair non plus si la composition du gouvernement intérimaire doit préfigurer celle du gouvernement définitif. C'est la thèse du PS et du CD&V/N-VA mais pas du MR qui ne veut pas, à ce stade, de composition très large du côté francophone. (belga)
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