L'Espagne, assurant la présidence tournante de l'UE, a espéré vendredi que la Belgique qui lui succèdera le 1er juillet, surmonterait son actuelle crise politique, mais elle n'a pas montré d'inquiétude particulière pour le suivi des affaires européennes.
"J'espère que cette affaire en Belgique sera réglée", a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, à propos de la grave crise gouvernementale belge liée à un nouveau conflit linguistique entre néerlandophones et francophones.
Le roi des Belges Albert II n'a pas encore accepté la démission que lui a remise jeudi le Premier ministre belge Yves Leterme à la suite du départ de l'Open Vld.
S'il l'acceptait, la Belgique se retrouverait avec un gouvernement réduit à expédier les affaires courantes en attendant des élections et empêtré dans une crise qui met l'unité de ce pays en danger.
"Evidemment, il vaut mieux qu'il y ait un gouvernement. C'est à eux qu'il revient de savoir comment surmonter cette situation temporaire", a dit M. Moratinos à des journalistes en marge d'une réunion de l'Otan à Tallinn.
Mais le ministre espagnol ne s'est pas montré particulièrement inquiet quant aux conséquences pour l'UE de la crise belge. La présidence espagnole, comme il est de coutume pour préparer le passage de témoin, a "déjà travaillé sur les principaux sujets européens" avec la Belgique, a-t-il assuré. (belga)


