Les partis francophones et les partis flamands divisés

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Par: rédaction
2/05/10 - 15h19

La campagne électorale a marqué de son empreinte le débat télévisé "Mise au Point" de la RTBF, où les représentants des partis francophones se sont vivement accrochés dimanche midi. L'ombre d'un futur gouvernement "Olivier" au fédéral s'est profilée, notamment lorsque, pour le PS, la vice-première ministre Laurette Onkelinx a laissé entendre que son parti ne pourrait gouverner avec le MR si celui-ci continue à suivre "de manière aveugle l'intransigeance et l'arrogance" du président du FDF Olivier Maingain.
 
En choeur, la vice-première ministre cdH Joëlle Milquet et Mme Onkelinx ont re-condamné l'attitude "irresponsable" d'Open Vld à l'origine de la crise, au moment où les décisions s'imposent au fédéral, tant sur les plan économique que social et en matière de sécurité.
Elles ont plaidé pour la prolongation des mesures d'accompagnement des chômeurs, une prolongation à laquelle s'opposent le CD&V et Open Vld. M. Maingain, suscitant la surprise de ses interlocutrices, a souligné que le MR était également d'accord.
 
Les deux ministres ont réaffirmé qu'au moment du départ des libéraux flamands, on se trouvait près d'un accord institutionnel sur BHV. Ce n'est pas l'avis du président du FDF Olivier Maingain. Accusé par Mme Onkelinx et le ministre Ecolo Jean-Marc Nollet d'adopter une attitude extrémiste lorsqu'il a qualifié les propositions de Jean-Luc Dehaene d'"imbuvables", il a affirmé n'avoir fait que répéter la position de l'ensemble des partis francophones.

Milquet appelle à l'unité francophone
Selon M. Nollet, l'électeur pointera du doigt les responsables de la crise. Alors que le ton montait entre Mme Onkelinx, M. Maingain et M. Nollet, Mme Milquet en a appelé à l'unité francophone.
 
Les divergences francophones n'ont pas échappé à Jean-Marie De Decker (LDD): il faudra d'abord résoudre chez vous le problème BHV, a-t-il lancé, disant s'étonner de voir une situation où tout reste bloqué chez les Francophones par le seul M. Maingain. Sans vouloir suivre Open Vld, il a jugé ridicule de faire croire que l'on était proche d'un accord. Il a aussi annoncé qu'il ferait une campagne basée sur l'économie.
 
Pour le CD&V, son chef de groupe à la Chambre Servais Verherstraeten a appelé à un accord communautaire rapide, faute de quoi les partis extrémistes progresseront. "Nous, on s'est séparés de la N-VA", a-t-il fait remarquer, ajoutant qu'il avait prévenu depuis longtemps les partis francophones qu'une absence d'accord sur BHV provoquerait une montée des partis extrémistes des deux côtés de la frontière linguistique.
 
"Un accord est possible si l'on écarte les extrêmes", a commenté le ministre flamand Pascal Smet, ajoutant que le sp.a est de bonne volonté et souhaite une solution constructive.
 
Mme Milquet, Mme Onkelinx et M. Nollet ont répondu plutôt favorablement aux appels flamands à la négociation: "oui à des réformes équilibrées", a dit la première. La seconde veut même aller plus loins que BHV en envisageant la régionalisation de certaines politiques de "proximité", relative à des bassins de vie par exemple. Et pour M. Nollet, il y a moyen d'arriver à un compromis avec les partis flamands, si l'on élimine les extrémistes.
 
Mais ni le PS ni le cdH n'accepteraient une scission de la sécurité sociale, ont-elles dit. Tant M. Verherstraeten que la députée européenne Annemie Neyts (Open Vld) et M. Smet ont dit vouloir la maintenir au fédéral, moyennant une meilleure gestion.
 
Face à la salve de critiques à l'égard de la responsabilité des libéraux flamands dans la crise, Mme Neyts s'est étonnée de la dramatisation faite autour des élections et de la crainte qu'elles éveillent auprès de certains partis. (belga)
 
 

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