Le député européen Louis Michel a mis en garde contre la formation d'une majorité Olivier au gouvernement fédéral. Sur le plateau du Septième Jour à la RTBF, il a estimé dimanche que le PS et le cdH sont en train de faire une marche arrière sur le plan communautaire, afin d'apparaître, en campagne électorale, comme des "sages". Il s'est aussi dit candidat à l'élection au Sénat.
Selon M. Michel, le front francophone existera tant qu'on assistera pas à la marche arrière effectuée au cours du débat de Mise au Point par Joëlle Milquet et Laurette Onkelinx, lorsqu'elles trouvent aujourd'hui que les propositions de Jean-Luc Dehaene forment une bonne base de discussion.
A l'époque où M. Maingain a dit que ce n'était pas acceptable, tous les partis francophones ont dit d'une même voix la même chose mais PS et cdH se rétractent aujourd'hui sous une double spéculation, celle de la campagne électorale et le souci d'apparaître comme des sages, a-t-il dit. "On prépare à bride abattue une coalition Olivier", a ajouté l'ancien Commissaire européen.
Il s'en est encore pris à la présidente du cdH en soulignant qu'après avoir été la première à dire que les propositions de M. Dehaene étaient trop floues et insuffisantes, elle joue maintenant l'unioniste et le drapeau belge.
M. Michel se dit toutefois lui-même favorable à négociation sur base des propositions Dehaene, qu'on pourrait "enrichir".
Beaucoup de choses peuvent encore être transférées aux Communautés et Régions et les Francophones ne doivent pas avoir peur mais la sécurité sociale reste un tabou, a-t-il dit.
Louis Michel est aussi désireux de participer aux élections pour le Sénat mais ne veut pas être tête de liste. Il estime avoir un rôle à jouer au sein de la Haute assemblée, notamment de par la crédibilité dont il jouit auprès des élus de l'autre Communauté.
Tout en soulignant que le PS et le MR avaient des idéologies différentes, il a dit n'avoir aucun problème à envisager de gouverner avec le parti socialiste. (belga)


