Alain Destexhe voulait conserver sa place au Sénat, il en a été décidé autrement.
Alain Destexhe, Caroline Persoons et Jean-Luc Crucke ont tenu des propos très critiques à l'égard de la chef de groupe MR Françoise Bertieaux à l'issue de la réunion du groupe réformateur du parlement de la Communauté française. Ils ont dénoncé la procédure utilisée pour désigner les sénateurs de Communauté et M. Crucke a annoncé sa démission en tant que président de la Commission de l'Education du parlement.
M. Destexhe, qui était candidat sénateur communautaire, a expliqué que Mme Bertieaux, Willy Borsus et leurs amis ont refusé un vote qu'il demandait. Chacun a eu droit à un seul tour de parole et la présidente a levé la séance, prétextant le début de la séance plénière du parlement à laquelle les élus MR devaient participer, a-t-il dit.
Procédé indigne
Selon lui, huit membres du groupe au moins ont vivement contesté la procédure utilisée et le fait que la liste des trois candidats retenus circulait et était déjà signée la semaine dernière, en l'absence de tout débat démocratique. "On a présenté les choses comme si je n'étais pas candidat", a-t-il dit, regrettant profondément un procédé "indigne du mouvement réformateur" et voulu par quelques-uns.
La réunion, émaillée de quelques éclats de voix, a permis de constater que le parti est gravement malade. "On nous mène au suicide collectif", a-t-il encore commenté, ajoutant que l'on ne pourra cesser les querelles internes que si l'on utilise des procédures accceptables.
M. Crucke a souligné qu'il restait libéral et MR plus que jamais mais qu'il ne pouvait plus assumer les responsabilités d'une présidence de Commission avec une présidente de groupe qui est indigne de l'être.
Il a condamné un "jeu incorrect et peu respectueux de la démocratie" et affirmé qu'il pourra encore se regarder dans une glace demain, alors qu'il n'est pas sûr que d'autres puissent encore le regarder dans les yeux.
Caroline Persoons a rappelé sa fidélité au MR et à ses engagements. Mais la procédure utilisée est regrettable et mène à l'absence d'un sénateur communautaire des FDF, alors même que l'on va négocier une nouvelle réforme de l'Etat. Cela est ressenti comme une gifle ou en tout cas une mise au banc au sein du FDF, a-t-elle dit, affirmant, tout comme M. Crucke, ne plus avoir confiance en Mme Bertieaux.(belga)


