Les francophones s'interrogent: "En nu Bart?"

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Par: rédaction
4/09/10 - 11h41

La presse revient abondamment, samedi, sur l'échec des négociations de préformation tant au sud qu'au nord du pays. L'échec de la mission de préformation occupe toutes les Unes des quotidiens.
 
"Mais que veut la Flandre?", se demande Le Soir. "Incompréhensible. Totalement regrettable. Et à ce stade, absolument irresponsable, sous réserve évidemment qu'un magicien du quatrième type puisse dans les jours, les semaines, les mois (?) qui viennent trouver un compromis qui tienne la route pour toutes les parties", souligne Béatrice Delvaux, rédactrice en chef. "Que voulez-vous?", adresse-t-elle aux citoyens du nord du pays.

Paradis ou enfer?
"Osons!", titrent les journaux du groupe "Sud Presse" qui estiment que "les francophones ne doivent pas avoir peur de prendre leur destin en main". "Disons oui à de nouvelles compétences et montrons aux Flamands qu'on peut faire aussi bien qu'eux dans la belgique de demain".
 
"La Belgique en enfer", titre la Dernière Heure qui présente une photo de Di Rupo et de Lukaku, symbolisant la crise politique et la défaite des Diables Rouges face à l'Allemagne vendredi soir. Le journal estime que "tout est à refaire" et qu'Elio Di Rupo, préformateur n'"a pu concilier l'inconciliable". "Il convient une fois pour toute de sortir de ces interminables palabres politico-communautaires. Voilà trois ans que ce pays ne bouge plus! Ce patient est plus que comateux!", explique Vincent Liévin dans son édito.
 
Alors, Bart?
"Et maintenant? En wat nu?", s'interroge la Libre Belgique. Il faudra "certainement tout reprendre à zéro". Le journal revient longuement sur le déroulement de la dernière discussion sur le compromis du préformateur et l'intransigeance de la N-VA, suivie par le CD&V.
 
"La partie est finie", titre samedi l'Avenir. "La Belgique n'a plus qu'une couronne sur la tête", selon le journal qui revient sur les sept semaines du préformateur qui a tenté de "concilier l'inconciliable". Pour l'Avenir, le cartel CD&V/N-VA, "officiellement dissous" , s'est maintenu lors des négociations.
 
"Et maintenant?", se demande le quotidien économique et financier l'Echo. Pour Nicolas Ghislain, rédacteur en chef adjoint, c'est désormais à Bart De Wever de jouer. "On ne peut pas accepter le procès qui sera inévitablement fait au préformateur dans les jours qui viennent. Elio Di Rupo a tout tenté avec un certain courage et une méthode qui pouvait porter ses fruits", souligne-t-il. "Responsable numéro un du chaos actuel, Bart De Wever doit être mis à l'épreuve". (belga)

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