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Pour la ministre bruxelloise CD&V Brigitte Grouwels, la transformation de la Communauté française en Fédération Wallonie-Bruxelles est un acte qui s'apparente à du "séparatisme au troisième degré".
Dans un communiqué diffusé mardi matin, la ministre souligne notamment que cette transformation n'a aucune valeur d'un point de vue constitutionnel. Pour elle, par leur attitude, les partis francophones disent clairement que pour eux la Constitution "n'est qu'un petit bout de papier". "Les partis francophones sont déjà dans le Nirvana post-Belgique où Bruxelles et la Wallonie forment une fédération propre", dit notamment Mme Grouwels.
Elle ajoute encore que les quatre partis francophones se comportent comme s'ils représentaient la Région de Bruxelles-Capitale. "Les flamands de Bruxelles n'existent plus pour les ministres bruxellois francophones qui étaient lundi à Namur", dit-elle.
La ministre souligne que la Communauté française a été enterrée mardi lors de la création d'une fédération regroupant deux régions distinctes. Elle en déduit qu'on a ainsi "gommé" le rôle de capitale de Bruxelles et que les francophones de la capitale devront donc assumer seuls le financement des compétences communautaires.
Elle conclut en rappelant que pour le CD&V le statut de la Région de Bruxelles-capitale doit rester celui qui est le sien depuis sa création en 1989. (belga)


