La FGTB wallonne a tiré mercredi une conclusion lapidaire de la note du formateur, Elio Di Rupo. "La Wallonie paiera cash, et plutôt deux fois qu'une", a-t-elle résumé dans un communiqué.
L'aile wallonne du syndicat socialiste craint les effets de la révision de la loi de financement. Fondée sur la capacité fiscale des Régions et pourvue d'un mécanisme de solidarité sans indexation, la réforme pourrait faire perdre à la Wallonie quelque 200 millions d'euros d'ici 4 ou 5 ans, estime la FGTB.
Le syndicat redoute aussi les effets de l'assainissement budgétaire annoncé. M. Di Rupo a parlé de 22 milliards d'euros à trouver, dont 4,5 auprès des entités fédérées. Selon les déclarations entendues ces dernières semaines, l'un des moyens d'y arriver dans les Communautés et Régions sera de ne transférer que 90% des moyens accompagnant les nouvelles compétences. D'après la FGTB, la perte avoisinera également les 200 millions d'euros pour la Wallonie.
Quant à l'accroissement de la dégressivité des allocations de chômage, il touchera davantage la Wallonie puisque les demandeurs d'emploi de longue durée y sont les plus nombreux. Même constat pour l'extension du contrôle de la disponibilité aux chômeurs de plus de 58 ans: la Wallonie sera plus affectée que les autres entités puisque les sanctions sont plus nombreuses au sud du pays qu'ailleurs. (belga)
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