Satisfaction générale mais encore la moitié du chemin à parcourir

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Par: rédaction
25/09/11 - 16h10
© belga.
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Les représentants des huit partis qui négocient actuellement une réforme de l'État on redit dimanche, sur tous les plateaux de télévision, leur satisfaction après l'accord intervenu samedi aux petites heures sur une réforme de la loi spéciale de financement (LSF). La RTBF a précisé qu'elle avait aussi invité la N-VA et le FDF, mais que ces partis n'avaient pas accepté son invitation.
 
Les débats étaient donc consensuels, chacun se disant satisfait de l'accord qu'il a négocié. L'euphorie ambiante a toutefois été un peu modérée par le ministre wallon Ecolo Jean-Marc Nollet qui a souligné qu'avec les accords sur BHV et la LSF, "la moitié du chemin seulement a été faite".
 
Il a rappelé qu'il restait à conclure un accord socio-économique et environnemental et à s'accorder sur la répartition de l'effort budgétaire entre l'État fédéral et les entités fédérées. Et d'insister sur le fait que l'effort demandé "doit être soutenable".

"Les années à venir ne sront pas simples"

"Les années à venir ne seront pas simples. Il faudra réaliser 22 milliards d'économie. Toutes les entités devront faire des efforts", a dit la vice-première ministre PS Laurette Onkelinx, qui représente son parti dans la négociation.

"Tout le monde devra faire des économies", a renchéri le président du MR Charles Michel. A propos du plan Marshall 2.Vert, il est d'avis qu'il faudrait "aller plus vite et plus fort" et que "pour organiser le déploiement économique, il faut aussi rationaliser les institutions régionales".

Représentant le CD&V, le député Hendrik Bogaert a reconnu que les partis flamand n'avaient pas obtenu tout ce que la Flandre demandait dans la "note Octopus". "Mais je ne vais pas dire 'non' parce que je n'ai pas tout", a-t-il ajouté, soulignant que l'accord était un pas important.

Chacun a répété la nécessité des économies à réaliser pour remplir les objectifs budgétaires. Laurette Onklelinx a assuré qu'il n'y aurait pas de nouveaux impôts. "Au contraire", a-t-elle dit.

Pour la vice-première ministre et négociatrice cdH Joëlle Milquet, il faut continuer d'agir pour lutter contre les pièges à l'emploi par une augmentation de la tranche exonérée d'impôt.

Quant au vice-premier ministre Open Vld Guy Vanhengel, il a rassuré ceux qui craignent que l'autonomie fiscale accrue des Régions génère la concurrence fiscale entre ces dernières. "Dans les années à venir, tout le monde devra faire des économies car il faut assainir les finances publiques. Personne n'aura les moyens de faire de la concurrence fiscale".

Une seule feuille d'impôt

Tout le monde a aussi cherché à rassurer les téléspectateurs: il n'y aura qu'une seule feuille d'impôt. Les impôts régionaux seront perçus ou rendus sous la forme d'additionnels, comme ils le sont déjà, ainsi que les impôts communaux.

Tous les francophones ont fait valoir que la révision de la LSF donnera de nouvelles opportunités à la Wallonie, qui ne sortira pas plus pauvre de l'opération.

Leur enthousiasme a été tempéré par l'arrivée sur le plateau de la RTBF du président de la FGTB wallonne Thierry Bodson et du président de l'Union wallonne des entreprises, Vincent Reuter. Pour ce dernier, "cela dépendra de ce qu'on fait de l'argent". "Si on se contente de dire 'Youpie, on a de l'argent', rien ne changera", a-t-il dit, soulignant notamment l'importance d'un enseignement adéquat.

M. Bodson a pour sa part répété que son organisation craignait "les coupes sombres" lors de la confection du budget. "Le budget fédéral et les moyens transférés aux Régions et Communautés fonctionnent selon un système de vases communiquants.

Le gain global pour les entités fédérales serait d'environ un milliard. Si on en retire les 150 millions que la Wallonie perdra à l'horizon 2025, on arrive à 850 millions de perte pour le fédéral. Il n'y a pas de miracle".

Enfin, le président du cdH Benoît Lutgen était L'invité de RTL-TVi. Il n'a pas laissé voir dans ses cartes ni en ce qui concerne son remplacement à la Région wallonne ni en ce qui concerne celui qui négociera pour le cdH l'accord socio-économique. J'essaye de toujours mettre la personne qui convient le mieux pour la fonction à assumer, a été son message. (belga/dl)

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