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Les ministres-présidents des entités fédérées sont arrivés mercredi vers 19h30 à la présidence de la Chambre afin d'examiner avec les négociateurs et le formateur Elio Di Rupo les trajectoires budgétaires des prochaines années. Cette réunion a été programmée après la demande des libéraux d'augmenter l'effort des Régions et Communautés dans l'assainissement des finances publiques.
Les ministres-présidents se disent "ouverts au dialogue" mais les marges semblent quasi-inexistantes. "Depuis 2009, la Région wallonne et l'entité Wallonie-Bruxelles ont réalisé plus d'un milliard d'économies", a indiqué Rudy Demotte, rappelant la loyauté manifestée par le sud du pays. Interrogé sur les possibilités de voir les entités fédérées accroître leur effort en finançant un certain nombre de compétences dites usurpées (financées par le fédéral mais exercées à un autre niveau de pouvoir), Rudy Demotte a répété son message. "Nous faisons un milliard d'euros d'économies jusqu'à présent", a-t-il insisté.
Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles a fait observer que le budget 2012 était "le plus difficile de la législature". Rappelant les compétences gérées par les entités fédérées, les matières économiques, l'enseignement et la formation, Rudy Demotte a insisté sur la nécessité de ne pas mettre à mal la dynamique de ces politiques. Le ministre-président flamand Kris Peeters a répété que le financement des compétences usurpées pouvait faire l'objet de discussions mais "en concertation". Au-delà, tout en précisant qu'il était "ouvert au dialogue", il a souligné que la Flandre ne disposait pas de marges en 2012.
A Bruxelles, le ministre-président Charles Picqué a estimé que le financement des compétences usurpées, singulièrement l'augmentation de la responsabilisation en matière de pensions des fonctionnaires régionaux, pouvait constituer une "piste". Mais, a insisté Charles Picqué, il ne peut être question de reprendre le refinancement que Bruxelles a obtenu par ailleurs. (belga)


