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La fédération Wallonie-Bruxelles n'est pas à déconstruire, elle est seulement à construire, a estimé lundi le président du groupe interparlementaire du MR Richard Miller (MR) dans les colonnes du quotidien Le Soir.
Richard Miller ne cache pas son désaccord total avec les socialistes wallons Jean-Claude Marcourt et Paul Magnette qui prônent un renforcement du régionalisme wallon.
Pour le mandataire libéral, leur démarche est une diversion, traduit l'échec du PS au pouvoir en Wallonie depuis 1987, et constitue une duperie, dans la mesure où la régionalisation n'a pas empêche l'explosion du chômage en Wallonie.
Richard Miller juge aussi que la régionalisation de l'enseignement voulue par Jean-Claude Marcourt est destinée à attribuer le poste de ministre de l'Education au sud du pays à un ministre socialiste. Elle constitue un piège, lorsque l'on voit le ministre-président flamand Kris Peeters se réjouir de voir les Wallons se couper de Bruxelles.
Pour Richard Miller, le danger de tout cela, c'est que l'échec de la Wallonie "auquel ils nous conduisent signifie à terme la fin du pays".
Il faut au contraire renforcer la fédération Wallonie-Bruxelles pour permettre aux Wallons et Bruxellois de parler de tout, ensemble, en fixant les modalités de travail en commun sur toute chose, y compris le social et l'économie, a-t-il dit.
Il faut choisir la politique optimale, par exemple celle d'un pilotage de la politique culturelle par les Régions, mais au départ d'instances gouvernementale et parlementaire communes, a conclu Richard Miller. (belga)


