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"Arrêtons cette politique de destruction massive"

"Le maître-mot des mois à venir, c'est le juste milieu. Sinon on retourne vers le chaos".
La présidente du cdH, Joëlle Milquet, demande jeudi, dans des interviews publiées par la presse belge, "qu'on arrête cette politique de destruction massive des deux communautés du pays". Elle estime aussi que la réforme de l'Etat ne sera pas bouclée le 23 mars.

Situation sérieuse
"La situation est sérieuse au plan institutionnel et excessivement sérieuse au niveau budgétaire. Verhofstadt II nous a laissé une ardoise de 3,6 milliards. De jamais vu depuis huit ans. (...) Nous avons besoin de respect, de confiance minimale, de calme. Or, les flèches vont dans tous sens, au Nord comme au Sud. Qu'on arrête cette politique de destruction massive des deux communautés du pays", dit notamment la présidente des humanistes.

A l'Open Vld, Joëlle Milquet demande de choisir son camp. Evoquant les déclarations de Karel de Gucht et de Patrick Dewael dans Le Soir et de Standaard, exigeant une réforme de l'Etat pour le 23 mars, la présidente du cdH affirme qu'ils semblent avoir oublié la déclaration gouvernementale signée par leur parti en décembre qui prévoit la fin du gouvernement intérimaire pour le 23 mars. "Soit on est dans le gouvernement pour le faire réussir, et on y travaille, soit il faut en sortir tout de suite. Gare à le faire échouer pour des raisons partisanes, électoralistes".

Juste milieu
Dans le cadre des négociations sur la réforme de l'Etat, Joëlle Milquet appelle à ce qu'on mette "les radicalismes institutionnels de côté: on a vu à quoi ils menaient. Le maître-mot des mois à venir, c'est le juste milieu. Sinon on retourne vers le chaos". Joëlle Milquet estime encore que "la note institutionnelle de Guy Verhofstadt, qui suggère des compétences sans les moyens, est en cela totalement inacceptable. Cela reviendrait à appauvrir les francophones." Elle estime que les enjeux de la société de demain, comme développer le capital humain, l'éducation, la formation, se jouent au niveau des Communautés.

"Si on pense que c'est là qu'il faut faire des économies, on se trompe complètement de priorité. Les Communautés donnent les capacités de développement économique à l'Etat fédéral". Quant aux Régions, c'est là que devront être réalisés les "vrais plans de performance énergétique des bâtiments, un fiscalité verte incitative" (...) "Je ne veux évidemment pas qu'on vide l'État fédéral de sa substance mais qu'on ne pense pas qu'on va aller chercher des moyens du côté des Communautés et des Régions".

"Monsieur Non"
Quant à la Région bruxelloise, elle a besoin d'être élargie, rappelle Joëlle Milquet qui affirme que sur ce sujet là, les Flamands "sont tous des 'Monsieur Non'. Or, quoi de plus logique et de plus nécessaire pour les gens qu'une asurance-autonomie fédérale, qu'une intégration à Bruxelles des communes de la périphérie à très forte majorité francophone", dit encore Mme Milquet. (belga)

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