"Le cartel a approuvé les choix du Roi pendant la crise"

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Par: rédaction
17/02/08 - 16h22
Sur le plateau de "Mise au point", Charles Michel a regretté qu'il n'y ait pas de consensus fra ncophone autour d'une candidature du président du MR Didier Reynders au poste de premier ministre.

Phasage de la réforme de l'Etat, rupture du colloque singulier, agenda caché ou pas des uns et des autres, les émissions dominicales de la RTBF, de RTL-TVi et de la VRT ont fait le point sur la situation politique.

Les représentants du CD&V y ont notamment redit que le parti était d'accord avec un phasage de la réforme de l'Etat mais qu'il voulait aussi des perspectives claires. Eric Van Rompuy a déclaré que le cartel CD&V/N-VA a approuvé les choix du Roi tout au long de la crise.
Le CD&V est d'accord avec un phasage de la réforme de l'Etat, avec un premier paquet qui sera peut-être minimum, mais il faudra des perspectives suffisantes sur un deuxième paquet. Tel est en substance le message qu'ont fait passer Eric Van Rompuy, Hugo Vandenberghe, et le président ad interim du parti, Etienne Schouppe, lors de ces émisions.

"Il faut un accord et assez de perspectives. On va essayer de réussir. Le but du cartel est de trouver une solution politique et institutionnelle", a insisté M. Vandenberghe. Les débats portaient sur la situation politique, notamment à la lumière de l'absence pour maladie d'Yves Leterme et après la polémique sur la rupture du secret du colloque singulier. Sur ce dernier point, alors que plusieurs interlocuteurs parlaient d'un agenda caché de ceux qui ont fait les révélations, Eric Van Rompuy a été très ferme. "Le cartel CD&V/N-VA ne veut pas déstabiliser la monarchie ni déstabiliser le pays. Le Roi a fait, tout au long de la crise, des choix que le cartel a approuvé", a-t-il dit.

Plusieurs intervenants ont dit avoir l'impression que le groupe des sages avait permis de faire avancer les choses sur le plan institutionnel. "On se parle sérieusement et en adultes", a dit le président du Sénat, Armand De Decker (MR). "Certains des participants à ce groupe se connaissent depuis longtemps et se respectent. C'est ce qui avait manqué jusque-là", a surenchéri Philippe Moureaux (PS). Quant à ce qui se passera le 23 mars, plusieurs interlocuteurs se sont indignés des spéculations actuelles sur la santé d'Yves Leterme à qui chacun souhaite d'ailleurs un prompt rétablissement.

S'il y a un engagement de Guy Verhofstadt de laisser la place à Yves Leterme le 23 mars, Charles Michel (MR) a une nouvelle fois répété qu'il n'y aura toutefois pas d'automaticité quant à la nomination de M. Leterme en tant que premier ministre "car il faut d'abord un projet et un programme de gouvernement". Et d'insister : "On ne peut pas entrer dans un gouvernement définitif sans savoir quel sera le programme de celui-ci".

"Je préfère aussi parler de programme", a dit Melchior Wathelet. Quant à Marcel Cheron (Ecolo), il a ajouté qu'on attendait toujours que M. Reynders lance les discussions socio-économiques.
L'accord pour la formation du gouvernement transitoire prévoit en effet que le vice-premier CD&V Yves Leterme se charge de piloter les discussions institutionnelles et que le vice-premier ministre MR Didier Reynders mène les négociations pour l'élaboration du programme socio-économique du prochain gouvernement définitif.

M. Michel a aussi regretté qu'il n'y ait pas de consensus francophone autour d'une candidature du président du MR Didier Reynders au poste de premier ministre. Ce dernier a lui-même dit à ce propos qu'il n'allait "pas s'acharner contre un veto francophone". M. Reynders a aussi insisté sur le fait qu'il fallait "une majorité et un programme" pour mettre en place un gouvernement définitif. (belga)

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