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Ambiance orange bleue, le retour

"On est reparti dans l'orange bleue, avec des fuites et des déclarations à l'entrée et l'arrogance à l'intérieur", disait-on dans les milieux Humanistes.
Le président du PS, Elio Di Rupo, a appelé chacun au calme et à se montrer de bonne volonté.
"J'ai parfois l'impression que le parti le plus à gauche de ceux qui participent à cette négociation est le cdH", a commenté le président de l'Open Vld Bart Somers.
Après les tensions apparues mardi entre les partenaires de l'actuelle coalition qui devraient aussi former le prochain gouvernement présidé par Yves Leterme, les commentaires sont allés bon train mercredi lorsque les négociateurs se sont retrouvés mercredi midi au cabinet du futur probable premier ministre.

Les libéraux ont notamment indiqué que s'il n'était pas possibilité d'arriver à un accord détaillé, il faudrait se contenter d'une déclaration reprenant quelques grandes priorités. Les libéraux ont surtout pointé du doigt la présidente du cdH Joëlle Milquet.

"J'ai parfois l'impression que le parti le plus à gauche de ceux qui participent à cette négociation est le cdH", a commenté le président de l'Open Vld Bart Somers. Et d'ajouter que mardi un certain nombre de choses sur lesquel il croyait que chacun était d'accord ont subitement suscité des oppositions.

"J'ai retrouvé les maladies du passé. Si nous ne faisons pas attention, nous allons à nouveau nous embourber. Je crains qu'avec la méthode Milquet nous n'allons arriver à rien", a-t-il ajouté, faisant référence aux longs mois de négociations pour la formation d'un gouvernement orange bleue qui ont finalement échoué. Selon lui, la disponibilité pour arriver à un accord est plus grande chez le PS qu'au cdH.

Au cdH, on commenté mercredi matin que le parti voulait un accord équilibré pour une réforme fiscale ciblée sur la lutte contre les pièges à l'emploi et visant à encourager les comportements favorables à l'environnement. Le cdH fait aux libéraux les mêmes reproches que ces derniers lui adresse. "On est reparti dans l'orange bleue, avec des fuites et des déclarations à l'entrée et l'arrogance à l'intérieur", disait-on dans les milieux Humanistes.

"Lorsqu'on parle d'allocations familiales, de pensions ou de bas revenus, les choses avancent bien. Mais ce n'est plus le cas lorsqu'on aborde la question du pouvoir d'achat pour les moyens revenus. Ce sont alors toujours les mêmes qui bloquent et ce n'est pas seulement le cdH", a commenté pour sa part le vice-premier ministre et président du MR, Didier Reynders. "Si un accord n'est pas possible, nous devons peut-être reparler de la méthode et se limiter à fixer les grandes priorités", a-t-il ajouté.

Le président du PS, Elio Di Rupo, a appelé chacun au calme et à se montrer de bonne volonté. "Toutes les négociations gouvernementales sont parfois difficiles mais nous devons nous dire que nous ne faisons pas cela pour nous-mêmes mais pour la population. Chacun doit accepter d'écouter l'autre", a-t-il dit.

Pour lui il est encore possible d'arriver à un accord détaillé. "Je crois que c'est possible, mais chacun ne pourra pas obtenir 100% de ses exigences. D'autant plus que la situation budgétaire est mauvaise", a ajouté M. Di Rupo qui a souligné que dans la réforme fiscale il fallait aussi faire quelque chose pour les moyens revenus qui commencent aussi à connaître des problèmes avec la hausse des prix.

Au PS on insistait sur le fait que chacun autour de la table veut une réforme en faveur des petits et des moyens revenus. Des groupes de travail ont planché sur divers scénarios pour en évaluer le coût. Sur cette base il faudra trouver la meilleure solution pour répondre à l'objectif.

Pour le président du CD&V, Etienne Schouppe, il n'est certes pas indispensable de se mettre d'accord sur tous les points et virgules mais il faut malgré tout des accords clairs. (belga)

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