A leur arrivée au Bureau du PS, les socialistes francophones ont mis en avant les accents sociaux d'un accord de gouvernement qui, à leurs yeux, se distingue fortement des accords avortés de l'orange bleue.
"Quand on compare le projet de l'orange bleue et l'accord auquel l'on a abouti, on trouve une touche sociale beaucoup plus forte", a souligné le ministre de l'Energie, Paul Magnette. "C'est essentiellement toute la dimension sociale. Sur chaque mesure, nous avons discuté pour nous concentrer sur l'essentiel: le pouvoir d'achat et la solidarité", a dit pour sa part le président Elio Di Rupo. Le président du PS a également insisté sur le sens des responsabilités de son parti qui, assure-t-il, a marqué les négociations et l'accord de son empreinte.
"Nous aurions pu rester sur le banc mais, en tant que socialistes, nous avons pris nos responsabilités pour garantir plus de social", a-t-il souligné. Et d'ajouter: "Si les socialistes sont là, c'est qu'ils ont été nécessaires pour faire un gouvernement. On ne nous a pas demandé de nous asseoir à la table des négociations pour nous faire plaisir".
M. Di Rupo a également relativisé les critiques formulées par les socialistes flamands du sp.a à propos de l'accord. Il s'agit, selon lui, du rôle classique de l'opposition.
La ministre Laurette Onkelinx a quant à elle renvoyé le sp.a à ses choix. "Si Mme Gennez était venue au gouvernement, elle aurait pu soutenir plus de moyens pour le social", a-t-elle fait remarquer. (belga)


