L'accord conclu par les cinq partenaires de la coalition n'est pas une déclaration de gouvernement, mais une déclaration d'intention avec de nombreuses grandes promesses afin que le gouvernement définitif puisse commencer, a indiqué le président de la Lijst Dedecker (LDD), Jean-Marie Dedecker. Selon lui, il n'y a pas eu de décision mais tout a été renvoyé à plus tard.
L'accord de gouvernement baigne selon Jean-Marie Dedecker dans un grand "flou artistique". On ne retrouve rien dans cet accord sur les économies ou le dégraissage de l'Etat. Des incertitudes existent également sur la loi Lejeune, vu que cette loi n'est dans la pratique déjà plus appliquée, dit le président de la LDD. Le fait de réformer les impôts est positif, selon la LDD, mais on ne pourra en discuter que si on sait combien d'argent il y a dans la caisse.
La réduction des tranches imposables est également un aspect positif, a indiqué Jean-Marie Dedecker, vu que son parti plaide pour un impôt à taux unique. En ce qui concerne la politique d'asile, le ministre Patrick Dewael (Open Vld) reçoit une "belle-mère". Mais on ne sait pas clairement si la politique d'asile et de régularisation va devenir plus sévère ou s'affaiblir, indique Jean-Marie Dedecker. Les allocations de chômage seront au départ augmentées pour ensuite être abaissées, alors que la LDD souhaite que ces allocations soient limitées dans le temps. "Je veux voir ce que les gens vont faire réellement", ajoute le président de la LDD.
Il regrette également qu'il n'y ait rien dans l'accord de gouvernement
sur la mobilité, la pression des prix de l'électricité ou l'avenir des
centrales nucléaires. Jean-Marie Dedecker estime enfin qu'il n'est pas sérieux qu'on vienne encore de demander au gouvernement flamand 350 millions d'euros pour arriver à un équilibre budgétaire, tandis que selon lui on discute maintenant d'un coût de 13 milliards d'euros pour la politique de toute la législature. (belga)


