La présidente du cdH et ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet, exhorte la Flandre à négocier une solution pour l'arrondissement judiciaire et électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV).
Dans une interview accordée samedi au quotidien La Libre Belgique, elle regrette que certains partis de la majorité se comportent comme s'ils étaient dans l'opposition. Dans le journal flamand De Standaard, elle avoue, en parlant du gouvernement, que "nous ne sommes pas encore sortis de la crise". Les partis francophones se sont réunis jeudi et ont décidé de ne pas activer une nouvelle procédure de conflit d'intérêt sur le dossier BHV qui pourrait être déclenchée par une autre assemblée parlementaire, par exemple le parlement régional wallon.
Joëlle Milquet précise que cette décision a été prise sans que le Premier ministre "leur mette le couteau sous la gorge". Ce dossier pourra être inscrit à l'agenda de la Chambre le 8 mai prochain. En cas de vote flamand pour la scission de BHV, Mme Milquet reconnaît que si "certains partis de l'opposition se lancent là-dedans, c'est logique. Mais si on retient à l'agenda de la prochaine séance plénière de la Chambre la proposition de loi flamande scindant BHV, ce sera avec le concours de partis de la majorité", affirme-t-elle, ajoutant que "ce serait un signe que certains ne respectent pas leurs engagements".
"Les francophones devront bien alors intenter des actions pour se protéger", avance-t-elle encore. Concernant la NV-A qui semble prendre le gouvernement en otage, la présidente du cdH table sur l'avenir, tout en parlant de "bombe à retardement". "On verra bien si cette situation est tenable dans les prochains jours et prochaines semaines. Mais ce n'est pas notre problème. Nous ne pouvons rien y faire. Le cdH n'est pas un cartel", poursuit-elle.
Joëlle Milquet affirme par ailleurs que le gouvernement "n'est pas encore sorti de la crise". "Nous faisons des tentatives. Mais tout le monde doit garder son calme. Si les Flamands n'optent pas pour la concertation, les francophones n'approuverons pas le premier paquet communautaire", prévient-elle. La ministre de l'Emploi affirme également que devenir ministre n'était pas son choix prioritaire, tout en l'assumant avec engagement. "Cela dit, le bac à sable politique, ce n'est pas mon truc. Je n'aime pas le théâtre, les gens qui crient. C'est difficile dans un pays où il y autant de clivages (...). Si cela s'avère impossible, je ne jouerai pas les prolongations longtemps". (belga)


