Patrick Dewael.
Alors que le pessimisme s'est installé dans quasi tous les partis dans le cadre des négociations politiques, le vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur Patrick Dewael (Open Vld) estime qu'il est possible d'atteindre vers le 15 juillet un grand accord communautaire et socio-économique.
"Tout le monde comprend qu'il est moins une", dit-il samedi dans une interview accordée au Standaard. "La réunion que le groupe Octopus a tenue mercredi au 16 rue de la Loi était très constructive. Le jour et la nuit par rapport à la rencontre précédente", affirme M. Dewael avec optimisme. "L'échelle de mesure pour savoir si les négociations se déroulent positivement ou non, sera à présent le nombre de fuites dans la presse", estime le ministre.
Patrick Dewael affirme que le "front de rejet" francophone a disparu et a été remplacé par "quatre partis francophones qui affirment qu'il faut négocier sur une réforme de l'Etat sérieuse". "Bien entendu, les cartes ne sont pas immédiatement dévoilées", mais "tout le monde comprend que c'est maintenant ou jamais et qu'il est moins une". Le ministre Open Vld estime qu'un accord vers le 15 juillet et bel est bien possible.
"Je suis vraiment persuadé que vers le 15 juillet, il est possible d'avoir un accord politique sur les grandes lignes. Nous disposons de trois semaines. Et dans le passé, des avancées importantes ont été possibles dans des très courts délais. Les négociations sur les accords du Lambermont ont duré deux semaines".
"Lorsque nous avons négocié en 2005 sur BHV nous n'avons pas non plus parlé sur le fond plus de trois semaines", affirme le ministre qui estime aussi important le fait que le Premier ministre va diriger les deux groupes de négociations. "C'est quand même un important engagement". (belga)


