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"Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir"

La tension allait croissant lundi au sein du CD&V, à huit jours de la date-butoir du 15 juillet, certains membres du bureau du parti affirmant leur conviction et d'autre leur espoir en un accord, tous refusant en tout cas de spéculer sur un éventuel échec.

Peu avant l'ouverture du bureau du parti, les dirigeants du CD&V se sont réunis une première fois pour évaluer les entretiens bilatéraux que le premier ministre Yves Leterme a menés ce week-end.

Calme et discrétion
"Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. J'espère toujours une solution", a commenté le chef de groupe à la Chambre Servais Verherstraeten, insistant sur la nécessité de conserver "calme et discrétion".

Pas d'alternative
"Tant que l'on discute, l'espoir subsiste", a renchéri l'ancien ministre Tony Van Parys, qui ne voit d'ailleurs "pas d'alternative". "De nouvelles élections ne résoudront rien, elles ne pourront que durcir les positions", a-t-il jugé.

"Quasi-certitude"
L'ancien ministre bruxellois Jos Chabert a pour sa part fait état de sa "quasi-certitude" qu'une solution interviendra avant le 15 juillet. "On n'a jamais fait tomber un gouvernement pendant les grandes vacances", a-t-il fait remarquer.

"Coire aux miracles"
Le député flamand Eric Van Rompuy, partisan d'une ligne plus dure, a souligné qu'il n'abandonnait pas tout espoir. Mais "en tant que catholiques, nous devons croire aux miracles", a-t-il toutefois commenté.

Les membres du bureau du parti ne sont pas tous sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit de savoir si un accord complet doit être mis sur la table pour le 15 juillet. Ainsi, Tony Van Parys évoque la nécessité d'une "solution" pour cette date, tandis que les Jeunes CD&V, plus radicaux, réclament un accord complet, afin de ne pas devoir relancer la machine une nouvelle fois en septembre.

Le député flamand Carl Decaluwé, de son côté, attend un "bon accord" pour le 15 juillet et se dit prêt à laisser du temps à Yves Leterme après cette date, si nécessaire. Il a fait part de sa satisfaction de l'existence d'un accord ou d'un "presque-accord" sur le financement. "C'est le début de tout, mais il n'y a d'accord sur rien tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout", a-t-il indiqué selon la formule consacrée.

Il souligne que cet éventuel accord sur le financement peut être un ingrédient important en vue d'un accord sur la réforme de l'Etat. Car une réforme de l'Etat, "cela a toujours un prix", a-t-il relevé. (belga/7sur7)
07/07/08 13h32
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