"Les Flamands nous ont si souvent déçus que nous ne pouvons plus rien exclure"

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Par: rédaction
12/07/08 - 14h25

Philippe Moureaux (PS) estime samedi, dans un interview accordée à De Morgen, que le plus gros problème du malaise politique actuel est qu'il n'y a pas de "leadership au sein du CD&V". Selon lui, cela signifie qu'il ne pourra jamais y avoir d'accord sur la table le 15 juillet.

Philippe Moureaux prévoit que si un consensus est atteint autour d'un texte, celui-ci sera de ceux "qui peuvent être interprété de différentes façons. Plus, cela relèverait du miracle". Et d'ajouter que les discussions devront de toute façon se poursuivre après le 15 juillet.

Il insiste sur la volonté des francophones d'arriver à un accord. Sur le dossier BHV, il se veut toutefois formel: "S'il n'y a pas d'avancées sur BHV, le reste demeure au point mort. Nous n'avons pas l'intention de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Monsieur De Gucht a été si aimable de nous rappeler une nouvelle fois que les Flamands comptaient avoir recours à leur majorité. Bien, alors nous bloquerons tout".

Sur la question de savoir si l'idée d'un corridor offrirait une garantie d'accord alors qu'elle contient une véritable déclaration de guerre, M. Moureaux nuance: "Ce n'est pas une déclaration de guerre, mais la crainte est bien présente de voir apparaître une situation particulière."

"Les Flamands nous ont si souvent déçus que nous ne pouvons plus rien exclure. Prenez par exemple le Wooncode. Je n'aurais jamais imaginé que l'on puisse imposer des exigences linguistiques pour la reconnaissance de droits sociaux. Que les Flamands veulent protéger leur culture, soit. Je peux comprendre qu'ils aient envie d'enrayer la propagation de la marée grandissante de francophones autour de Bruxelles. Mais ce Wooncode? Ou ce pamphlet de la N-VA pour retirer aux francophones de la périphérie flamande leur indemnité de chômage? C'est un autre monde et je ne suis vraiment pas un extrémiste. Ils ont une autre opinion philosophique sur la vie".

"Les Flamands n'essayent même plus de comprendre les francophones. Peut-être ne sont-ils pas en état de le faire", ajoute-t-il. (belga)





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