De nouveaux négociateurs pour relancer la discussion?

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Par: rédaction
14/07/08 - 21h28
Rudy Demotte et Charles Picqué ont été reçus par Yves Leterme.

Les ministres-présidents wallon et bruxellois ont évoqué lundi soir avec le Premier ministre la possibilité de confier à un groupe "recharpenté" la relance de la négociation, ont indiqué Rudy Demotte et Charles Picqué à leur sortie du Lambermont, où ils avaient rencontré Yves Leterme.

Ce groupe serait composé d'une vingtaine de personnes, représentant le fédéral, les Communautés et les Régions, et comprendrait un Bureau de 6 personnes avec les trois ministres-présidents Rudy Demotte, Charles Picqué et Kris Peeters, les deux ministres fédéraux des Réformes institutionnelles, Jo Vandeurzen et Didier Reynders, et un ministre flamand bruxellois. M. Leterme ne participerait donc pas directement à ces travaux.

M. Demotte a indiqué qu'aucune échéance n'a été fixée pour ces travaux; il s'agit de se remettre au travail sur une autre base, avec des personnes qui demandent à se rendre utiles. Quant à savoir si la balle se trouve à présent dans le camp des partis flamands, le ministre-président francophone a répondu: "Chacun va devoir se prononcer". Le ministre-président bruxellois semble moins enthousiaste que M. Demotte. Il n'est pas opposé au principe mais il a dit, en français et en néerlandais, que si les Régions devront prendre leurs responsabilités, le fédéral devra aussi être impliqué dans le processus.

"Il est temps de mener à bien une réforme dans la sérénité mais il ne faut pas oublier le fédéral qui devra en fin de compte la voter", a-t-il répété. Tout le monde veut éviter une crise pour le pays et s'il faut se remettre à table, faisons-le, mais il est temps d'abattre ses cartes et que certains disent ce qu'ils veulent, sur base de concessions mutuelles, a encore commenté M. Picqué. Selon lui, il n'est pas question de dégager une solution dans l'immédiat: "Ce serait dangereux d'acculer des interlocuteurs à une négociation de nuit maintenant", a-t-il dit. Pour lui, la balle se trouve dans le camp du cartel CD&V/N-VA.

A la question de savoir s'il est optimiste, le ministre-président bruxellois a fait remarquer que l'"on sent clairement que certains souhaitent un démantèlement institutionnel". Mais "devant cette situation, que doit-on faire? Prendre ses responsabilités", a encore constaté Charles Picqué. Le Premier ministre a quitté le Lambermont en voiture, pendant que MM. Demotte et Picqué répondaient sur le trottoir aux questions des journalistes. Il ne devrait plus avoir de contact politique officiel ce lundi soir. (belga)

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