La presse flamande sceptique

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Par: rédaction
18/07/08 - 10h48
La une des quotidiens des 15 et 16 juillet.

Les journaux flamands qui ont eu le temps de réagir au refus de la démission d'Yves Leterme et à la désignation de trois médiateurs par le Palais faisaient part vendredi matin de leur scepticisme quant au scénario choisi.

Le roi Albert II n'est plus un chef d'Etat protocolaire mais joue désormais un rôle-clé, juge Het Laatste Nieuws. Pour Luc Van Der Kelen, quelque peu ironique, le roi et son chef de cabinet deviennent chaque jour plus créatifs. "Trois francophones pour faire comme si les francophones en voulaient vraiment (d'une réforme de l'Etat, ndlr). C'est un chiffon pour le sang afin que le CD&V vire de bord, et d'une inventivité rarement vue.

Car évidemment, rien n'a changé intrinsèquement. Si les trois médiateurs viennent sous peu déclarer solennellement que les francophones en veulent vraiment, est-ce que cela sera vraiment significatif ou est-ce simplement pour mener le CD&V par le bout du nez? Ce qui n'a pu se faire lundi peut-il se réaliser à la fin du mois? ", s'interroge l'éditorialiste.

De Standaard partage ce scepticisme. On ne sait pas vraiment, dit-il, pourquoi le trio de médiateurs devrait réussir là où Yves Leterme a échoué lundi soir. "En pratique, les Flamands demandent les mêmes garanties qu'ils n'ont pas obtenues à ce moment-là. Qui s'assied à la table, qui non? Quel agenda prévoit-on pour ce modèle de concertation? Et les partis flamands savent-ils avec certitude que des avancées seront engrangées dans des dossiers importants? ", interroge De Standaard.

Pour ce quotidien, les anciennes pierres d'achoppement restent tandis que de nouvelles questions surgissent. "Quoi qu'il en soit, l'exercice sera complexe, dans la tradition de tous les précédents modèles de concertation".

La Gazet van Antwerpen se demande pour sa part si le maintien d'Yves Leterme à la tête du gouvernement est réellement une bonne idée et dresse une liste des arguments en sa faveur et en sa défaveur. Le quotidien souligne qu'il n'y a toujours aucune garantie d'une réforme de l'Etat. "Le risque est grand que le CD&V et Leterme repartent les mains vides", estime la Gazet. (belga)

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