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Pas de feu vert pour le Gordel sans conditions

Contrairement à ce que laissaient entendre des informations diffusées mercredi, il n'y aura pas de feu vert sans conditions au passage des cyclistes du Gordel dans les communes à facilités de Crainhem et de Wezembeek-Oppem.

Le député Open-Vld du Brabant flamand Luk Van Biesen avait affirmé mercredi que les communes à facilités de Crainhem et de Wezembeek-Oppem n'organiseraient finalement pas de boycott du Gordel, la balade cycliste familiale teintée de motivations communautaires. Selon lui, le collège échevinal de Crainhem a finalement donné son feu vert sans émettre de réserve et il ne devrait plus y avoir d'obstacle à Wezembeek-Oppem. Cette information n'a nullement été confirmée dans les rangs francophones.

Garanties nécessaires
Les trois bourgmestres non-nommés des communes à facilités de Crainhem, de Wezembeek-Oppem et de Linkebeek avaient menacé de ne pas autoriser le passage de la foule de cyclistes dans le cadre de cette manifestation organisée par le Bloso, pendant flamand de l'ADEPS, si on ne garantissait pas d'en retirer les signes extérieurs de revendications communautaires.

Ceux de Crainhem et de Wezembeek-Oppem ont envoyé un courrier à la présidente du Bloso pour lui signifier leur préoccupation d'assurer la sécurité des habitants de ces communes, comme des participants au Gordel. Cela passe par une demande de garanties écrites préalables, avant la délivrance d'une autorisation.

Pas de signes communautaires
Il y est notamment demandé aux organisateurs de s'engager à ne pas permettre que les participants défient la population locale sous quelque forme que ce soit (slogans racistes ou extrémistes, banderoles, tracts....) et de garantir la libre circulation des habitants qui résident le long du parcours.

A Linkebeek, le courrier a déjà été envoyé il y a deux semaines (en néerlandais comme dans les deux autres communes), a indiqué le bourgmestre Damien Thiéry. Le ton y est plus dur. "L'annonce de la prochaine édition de cette manifestation intervient dans un contexte politique particulier et, pour avoir déjà constaté les années antérieures la virulence des revendications exprimées en cette circonstance, tout porte à croire que l'édition 2008 sera mise à profit par des mouvements particulièrement radicaux pour exprimer de manière encore plus forte leur volonté de remettre en cause certains droits des habitants des communes de la périphérie bruxelloise. Cette remise en question ne correspond en aucun point à l'opinion de la très grande majorité de Linkebeekois, qui exprime à cet égard sa profonde désapprobation et qui est particulièrement sensible à la défense de ses droits démocratiques reconnus par les lois du peuple belge", y affirme notamment le bourgmestre de Linkebeek.

Libertés fondamentales
Damien Thiéry y a également précisé que sa commune ne souhaitait pas être associée, en raison de l'organisation du Gordel, à des communes telles que Zaventem, Vilvorde ou Overijse dont les autorités "ont pris, dans un passé récent, des initiatives particulièrement attentatoires aux libertés fondamentales et aux droits garantis par les conventions internationales ou la Constitution belge".

Pour obtenir le feu vert de Linkebeek, les organisateurs devront notamment s'engager à "n'autoriser ni ne tolérer de la part des participants, l'expression de messages sous quelle que forme que ce soit (drapeaux, tee-shirts, distribution de tracts, calicots...), en rapport avec l'actualité politique belge", "condamner sans équivoque toutes les pratiques discriminatoires et affirmer le caractère purement sportif de cette manifestation".
01/08/08 20h56
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