Heureusement, tous les Flamands ne sont pas pourris par la soif du pouvoir typique de notre classe politique. L'espoir est encore permis, mais pour combien de temps?
Kris Peeters cherche à écarter Bruxelles des négociations institutionnelles, considérant probablement celle-ci comme une sous-région, prouvant son mépris à l'égard de la capitale et de ses habitants.
Le gouvernement flamand de Kris Peeters concocte un plan pour développer la périphérie mais laisse Bruxelles complètement de côté, écrit vendredi La Libre Belgique qui s'est procuré une note confidentielle de 40 pages rédigée par la "Task force Vlaamse Rand", mandatée par le gouvernement flamand pour consolider l'assise flamande dans la périphérie bruxelloise.
Par ailleurs, La Libre a aussi pu lire la note en une page et demie et en six points relative au "Plan Peeters" pour relancer les négociations communautaires, que le ministre-président flamand a soumis jeudi après-midi à son comité ministériel restreint. Le document confidentiel en 40 pages de la Task Force Vlaamse Rand dont le quotidien a pris connaissance reprend une série de recommandations au gouvernement flamand. Il évoque notamment des mesures relatives à l'amériolation des infrastructures existantes et au développement de nouvelles infrastructures.
Mettre un terme à l'élargissement de Bruxelles
Il y est notamment question du développement d'un réseau de tram en périphérie, notamment vers l'aéroport, via l'Otan et Diegem et entre l'hôpital de Jette et Vilvorde. D'autres mesures préconisées concernent le soutien à un habitat "payable" en périphérie et le développement de l'habitat social. Il est aussi question d'encourager les gens à travailler dans leur propre région en développant les activités économiques pour lesquelles il reste de l'espace.
Le document affirme qu'il faut mettre un terme à "l'élargissement rampant de la Région bruxelloise", bien que la Task force dise aussi dans un passage que "des liens doivent être développés avec la capitale: les rivières, les problèmes d'érosion... ne s'arrêtent pas aux frontières de la périphérie flamande". Interrogé au sujet du document de la Task force, le ministre bruxellois de l'Economie, Benoît Cerexhe affirme "être profondément heurté". "C'est consternant. Les Flamands sont en train de bâtir des murs".
La Région bruxelloise méprisée
Par ailleurs, La Libre Belgique a aussi lu la note que Kris Peeters a présentée jeudi après-midi à son kern dans la perspective de négociations communautaires. Il s'agit d'une note en six points qui réitère d'emblée le principe de l'homogénéité de la Région flamande et le refus de toute extension de Bruxelles, de toute modification des lois linguistiques et de l'octroi de nouvelles facilités aux francophones.
Autre condition stricte aux discussions en vue d'une réforme de l'Etat: il doit s'agir d'un dialogue de communauté à communauté, d'un dialogue paritaire d'Etat fédéré ("deelstaat" dans la note) à Etat fédéré, répète la note. Les deux grandes communautés doivent désigner leurs représentants aux négociations et comme le révélait jeudi De Morgen, la note ajoute qu'il est "souhaitable" que les ministres fédéraux des Réformes institutionnels soient invités au dialogue.
Quant au dossier BHV, le gouvernement flamand estime que la discussion et le vote final doivent avoir lieu au Parlement fédéral. La note précise encore que le but des discussions communautaires doit être d'arriver à définir un maximum de compétences au niveau des "deelstaten". Le gouvernement flamand veut travailler avec un agenda ouvert, précise encore La Libre qui indique que la note demande aussi la modification de l'article 195 de la Constitution afin de permettre des changements de celle-ci sans déclaration de révision préalable. (belga)


