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Reynders appelle la Flandre à nommer les bourgmestres

7S7 mise à jour   Le président du MR, Didier Reynders, a appelé ce dimanche le gouvernement flamand à faire un geste et à nommer les trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise qui ne sont toujours pas nommés. Eux-mêmes ont fait preuve de bonne volonté et fait en sorte que le passage du "Gordel", dans leur commune, se déroule bien, a-t-il expliqué, malgré le caractère symbolique et "un peu agressif" de cette manifestation.

"Je souhaite que ces responsables du haut niveau du gouvernement flamand posent ces gestes attendus depuis longtemps", a-t-il dit. M. Reynders n'en fait pas une condition pour participer au dialogue communautaire mais ce dossier est, selon lui, une pièce de l'ensemble du débat et, de toute manière, a-t-il rappelé, la réforme de l'Etat n'aura pas lieu avant 2009.

D'ici là, il est prêt à la préparer, à reprendre le chemin de la négociation, à répondre à toute invitation même si, personnellement, il ne fera pas partie de la délégation des "4" francophones. Il souhaite profiter de l'année qui vient pour s'occuper des enjeux socio-économiques, en se concentrant sur l'emploi et la réduction des charges et de l'impôt sur le travail.

Le président du MR ne veut pas perdre une année supplémentaire à cause du débat communautaire dont, a-t-il insisté, les Réformateurs n'étaient pas demandeurs. A cet égard, il a pointé du doigt les reponsabilités de la "famille sociale-chrétienne" qui, à ses yeux, a "englué" le gouvernement dans les problèmes communautaires. M. Reynders a également répété sa volonté de lancer dès aujourd'hui la campagne électorale pour les élections régionales de 2009. "L'avenir des francophones, des Wallons et des Bruxellois mérite que l'on s'explique, que l'on prenne le temps", a-t-il fait remarquer.

Il n'a pas mâché ses mots à l'égard de la façon dont les Régions wallonnne et bruxelloise ainsi que la Communauté française étaient gérées. "Nos habitants valent mieux que ce qu'on leur propose aujourd'hui en matière de gestion politique", a-t-il lancé. Il importe, à ses yeux, de changer la gouvernance publique dans ces entités, de prendre à bras-le-corps le problème du chômage qui y sévit -"en Wallonie et à Bruxelles, il ne faut pas se féliciter d'être dans certains endroits au-delà de trois fois le taux de chômage de la Flandre ou de la Communauté germanophone", a-t-il dit- et de veiller à un véritable rapprochement entre Bruxelles et la Wallonie.

L'enseignement était au coeur de la réunion du MR et s'est vu réserver une place particulière. Tant l'ancien ministre de l'Enseignement, Pierre Hazette, que M. Reynders ont insisté sur le goût de l'effort et de l'excellence qu'il fallait retrouver. "Je vois vraiment que, dans notre Communauté, il faut délivrer aujourd'hui un message, celui du goût de l'effort et de l'excellence. C'est un message que d'autres, malheureusement, ont oublié de délivrer depuis des années", a souligné M. Reynders.

Le président du MR a enfin annoncé qu'il serait candidat à sa succession. Il s'est dit fier du bilan de son parti au cours des quatre dernière années même s'il a quelques regrets, notamment l'impossibilité de faire aboutir une coalition entre libéraux et sociaux-chrétiens (l'orange bleue). Il a sous-estimé, a-t-il expliqué, à quel point deux partis étaient liés (le PS et le cdH, ndlr). Il s'est toutefois montré optimiste. "La recherche a tellement progressé en Région wallonne que l'on finira par trouver ce produit qui pourra les décoller l'un de l'autre", a-t-il ironisé. (belga/7sur7)
14/09/08 14h25
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