"Si je démissionne à nouveau, je suis politiquement mort" a déclaré le Premier ministre Yves Leterme.
Le Premier ministre a refusé de démissionner dimanche, malgré les pressions en ce sens des plus hauts responsables du CD&V qui voulaient préserver le cartel avec la N-VA, rapportent plusieurs médias mardi. C'est alors que le CD&V a sorti la carte Peeters.
Solution
Le vice-Premier Jo Vandeurzen, le ministre-président flamand Kris Peeters et la présidente du CD&V Marianne Thyssen ne voyaient dimanche après-midi qu'une solution à la crise: que le Premier ministre remette sa démission au roi.
"Je suis politiquement mort"
"Ce scénario, ce sera sans moi! Si je dois à nouveau démissionner, je suis politiquement mort. Et je préfère alors quitter le parti", leur a répondu Yves Leterme.
Alternatives
Le "G4" du CD&V, les quatre plus hauts responsables du parti, ont alors tenté d'échafauder des solutions alternatives qui ont été présentées dimanche soir lors de la réunion du groupe de réflexion CD&V/N-VA.
Parmi celles-ci, celle d'un gouvernement de transition avec maintien du cartel. Ce gouvernement de transition aurait dû se charger des dossiers socio-économiques, en attendant les élections de juin 2009. Parallèlement, des négociations informelles sur la réforme de l'Etat étaient prévues en coulisses. Les résultats auraient été formalisés devant tous les parlements, y compris donc le Sénat et la Chambre, après les élections de 2009. Mais la N-VA a refusé.
Le CD&V a alors décidé de laisser tomber la N-VA et d'opter pour le dialogue communautaire sous la houlette de Kris Peeters. (belga)
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